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AG et Motions de l'université de Lorraine

Assemblées générales de L'université de Lorraine

Assemblée Générale de la Faculté des Sciences et Technologies du mardi 26 mars 2019

200 à 250 personnes étaient présentes dans l’Amphi 5 de la FST
  1. Un extrait vidéo concernant les réactions du député Jean François Mbaye lors de la présentation du rapport “Accueil des étudiants étrangers en France” au sein de la Commission des affaires étrangères du 13 mars 2019 est projeté. Les députés de la majorité LREM savent aussi être très critiques envers les façons de faire de l’exécutif.
  2. Lecture du communiqué QSFSP daté du 25 mars : levée rétention des notes
  3. Présentation du tableau de la composition en terme de population étranger / non étranger dans les diverses formations de la FST, montrant que bon nombre de Master (principalement M2) mais aussi licences pro sont directement menacées de non ouverture (car en dessous des seuils) si il n’y a plus d’étudiants étrangers. Ceci est modéré par le Doyen présent dans l’assemblée, car certaines formations accueillent des étrangers qui continueront de venir mais l’inquiétude est réelle ; une intervention note que le bassin Lorrain va connaitre une baisse démographique en 2021 qui va aggraver la situation.
  4. Les moyens d’action sont discutés :
    1. Des étudiants mobilisés donnent des nouvelles de leurs actions ; ils ont préparé des modèles de lettres à destination des députés ; ces documents seront partagés via les divers sites du collectif et groupe d’étudiants ; par exemple les députés (mais cela n’est pas contraignant) :
      Laurent Garcia (Mouvement Démocrate), 84 avenue Boufflers 54000 Nancy
      Carole Grandjean 11bis rue Lyautey 54000 Nancy
      Plus généralement les informations de contact des députés sont accessibles sur le site de l’Assemblée Nationale
    2. L’AG appelle l’Université et ses différentes composantes (UFR, Départements, laboratoire, services, etc.) à intégrer le carré rouge dans leurs communications (logo, site web, facebook, twitter etc.) en accord avec les différentes motions qu’elles ont voté. Elle appelle les personnels et étudiants à porter sur ses habits un petit carré rouge (symbole de « carrément dans le rouge ») ; incorporer un petit carré rouge dans la signature de ses méls (et y ajouter les liens vers les sites du collectif donnés en fin de CR), sur les photos de profil Facebook (pour ce faire, une fois votre compte FB ouvert aller ici https://www.facebook.com/gameface et chercher « carré rouge » puis appliquer).
    3. Avoir un local pour y établir une permanence afin de pouvoir échanger facilement des idées sur la mobilisation ; le Doyen présent annonce qu’il verra ce qui pourra se faire.
    4. Une personne de l’assemblée remercie le collectif et le Doyen pour leurs engagements dans la lutte contre le décret ; l’arrêté sera probablement publié prochainement, il ne faudra pas être pris au dépourvu.
    5. Inscrire la Ministre VIDAL au IGNOBEL (genre d’anti nobel) ; il est rappelé comme exemple l’attribution de l’ignobel de la Paix en 1996 à Jacques Chirac, président de la République française, pour avoir célébré le cinquantième anniversaire des bombardements de Hiroshima et Nagasaki en reprenant les essais nucléaires français dans le Pacifique.
      Plus d’information sur le site : https://www.improbable.com/ig/
      Information sur la nomination des candidats (pas forcement volontaires) : https://www.improbable.com/ig/miscellaneous/nominate.html
      => une réflexion doit s’organiser pour concrétiser cela (rédaction de la proposition de candidature, création d’une pétition pour soutenir cela etc.) ; contacter Oliver Collet pour soutenir cette démarche (olivier.collet@univ-lorraine.fr).
    6. On rappelle le goûter et la projection de ce soir 18h en A11, Etudiants, l'avenir à crédit"
    7. Cours place Stan - Mercredi 3 avril après midi
      • appel aux collègues volontaires, aux étudiants pour participer, pour expliquer aux abords, contact qsfspmail@gmail.com
      • Rendez-vous le vendredi 29 mars 12h30 devant l’amphi A5 pour faire une réunion préparatoire
      • Venir place Stan avec carton rouge 60×60cm pour faire une photo de groupe.
    8. Inauguration IJL site ARTEM le 5 avril, présence ministre potentielle mais pas sûre.
    9. « Vidal m'a tuer » : simuler scènes de crime aux entrées, mardi prochain ; organisation autour de Lucquin Alexandre (cf. groupe facebook Étudiants nancéiens contre la hausse des droits d’inscription)
    L’AG vote en faveur des différentes actions proposées.
Et toujours les liens locaux
Prochains rendez-vous
mardi 3 avril - 12h15 - AG - FST
mercredi 3 avril après-midi
Cours Place Satnislas

Compte rendu de la journée d'actions du mercredi 27 Février

L'assemblée générale s'est réunie à partir de 12h15 à la Faculté des Sciences et Technologies de Nancy. Un peu plus de 200 personnels et étudiants étaient présents en A8 dont des membres du Campus Lettres et Sciences Humaines.
  1. Un résumé des derniers événements a tout d'abord été donné, notamment un retour sur les diverses interventions des membres de l’AG effectuées au Parlement des Étudiants en présence de la ministre VIDAL. Le format de l’évènement (5 questions posées puis ensuite la Ministre qui répond comme bon lui semble) n’a pas permis un réel échange démocratique mais relève plutôt de l’exercice de communication politique, malgré la qualité des interventions des étudiants qui y ont pris la parole.
    Le rapport remis le 18/02/19 par la commission de cinq experts indépendants mandatés par la Ministre a ensuite été résumé. La préconisation d’enlever les Doctorants du champ d’application du futur décret semble être acceptée par la Ministre mais pas celle de relever le taux d’exonération de 10% à 15%. Cette Commission, par ailleurs très cadrée par le Ministère, et les réactions de la Ministre confirment l’importance de pérenniser la mobilisation.

  2. La situation actuelle des préinscriptions à la Faculté des Sciences et Technologies a ensuite été décrite, appuyée par une intervention du Doyen commentant les nombres donnés : 46%de baisse pour les L1 (données fixées car les préinscriptions sont closes, et ne pouvant que baisser si des désistements ont lieu) et 40% de baisse tous niveaux confondus (L1 à M2, données pouvant encore évoluer) !
    Ainsi l’incohérence avec les données publiées par Campus France est encore mise en évidence (cet organisme annonce une variation de -2.4 % des candidatures d'étudiants étrangers). Même à l’échelle plus globale de l’Université de Lorraine cette faible baisse communiquée par CampusFrance est très difficilement compréhensible et ne reflète la situation régionale :
    Comparatif des dossiers Campus France 2018 vs 2019 sur l'Université de Lorraine classés par Collegium, montrant une baisse saisissante :
    • Arts, lettres et langues ALL : 2018 1445 / aujourd'hui : 663 bilan : - 54%
    • Droit, économie, gestion DEG : 9219 / 5246 : - 43 %
    • Lorraine – INP (écoles d'ingénieurs) LINP : 1874 / 1148 : - 39 %
    • Lorraine Management Innovation LMI : 4944 / 1386 : - 72 %
    • Sciences et technologies ST : 22674 / 10794 : - 52 %
    • Sciences humaines et sociales SHS : 3111 / 1649 : - 47 %
    • IUTS : 5865 / 3383 : - 42 %
    • Santé : 1203 / 675 : - 44 %

    [Note, les chiffres 2018 sont définitifs, les chiffres 2019 datent de ce jour. Les candidatures L1 sont closes, celles du L2 au M2 seront closes sous peu, mais les chiffres 2019 peuvent donc encore marginalement augmenter.]
    C’est bien l’ensemble des composantes de l’Université de Lorraine qui seront fortement impactées par cette réforme si on la laisse se faire, et non pas uniquement la FST !
    Diverses personnes ont pu s'exprimer sur ces différents points abordés.

  3. Une discussion s'est ensuite engagée sur les différentes actions à mener. La rétention des notes a été discutée et son intérêt rappelé, et diverses situations potentiellement problématiques ont étés soulevées; les enseignants retenant les notes sont sensibilisés et continuerons à être attentifs à ces situations.
    D'autres actions sont énoncées :
    1. Lettres aux députés, élus pour les sensibiliser à cette importante problématique, tant philosophique, morale et économique.
    2. Inviter le Collectif Acides à donner une conférence le mercredi 6 mars. Une annonce spécifique sera publiée sur le site et la page FB du Collectif dès que l’évènement sera organisé.
    3. Aller sur le Campus Lettres et Sciences Humaines jeudi 7 mars 11h pour y sensibiliser les personnels et étudiants autour d’un café; une annonce spécifique sera publiée sur le site et la page FB du Collectif dès que l’évènement sera organisé.
    4. AG et manifestation le 11 ou 12 mars, suivant la date de la réunion du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER). Le Doyen est invité à sensibiliser les collègues à faire leur maximum pour libérer les étudiants des enseignements, vu l’impact fortement négatif de cette réforme ; seule une mobilisation massive pourra potentiellement éviter la catastrophe annoncée. La lutte sera beaucoup plus difficile après la publication du décret le cas échéant; ce rendez-vous est d’importance capitale et l’AG appelle à la solidarité et à l’implication de tous les membres (étudiants, personnels) de la FST (suspension des cours, participation aux actions).
    5. Un étudiant se propose d’organiser des communications par affiches (pitch : vous êtes photographiés avec une pancarte faisant votre portrait et l’effet de la réforme sur vous). Si vous êtes intéressés envoyer un mél à qsfspmail@gmail.com et nous relaierons l’information).
    6. Il est suggéré de faire la jonction avec les Lycéens qui d’une part seront concernés par cette réforme mais d’autres part sont aussi impactés par Parcoursup et la réforme « Blanquer »
    Le Collectif appelle à concrétiser les différentes idées énoncées, toutes ces volontés devant être suivies d’actions pour être efficaces.

  4. Manifestation : Suite à l’Assemblée Générale les personnes présentes se sont ensuite réunies en cortège, portant symboliquement le cercueil de la FST et diverses banderoles. Devancé par quelques forces de l’ordre venues assurer notre sécurité sur la voie publique, le cortège a ensuite traversé le vélodrome pour rejoindre le campus ARTEM à proximité duquel un cortège du CLSH Master Français Langue Etrangère s’est adjoint à la manifestation. L’ensemble s’est alors dirigé vers le Conseil Départemental de Meurthe et Moselle et a été reçu par Mr. Sébastien VAUDIN, Directeur de Cabinet. Un rendez ultérieur avec les élus du Conseil sera pris devant leur absence de Nancy ce jour. Le cortège s’est ensuite déplacé vers le site de la Communauté Urbaine du Grand Nancy (CUGN) et une délégation comportant des membres du Collectif QSFSP et d’organisations étudiantes mais aussi le Doyen de la FST a été longuement reçue par le Directeur de Cabinet Mr. Jean-Paul Noah et son équipe. La manifestation s’est ensuite dirigée vers la place Stanislas pour déposer devant la façade de l’Hôtel de Ville le cercueil de la FST et les participants se sont symboliquement allongés sous la pancarte « VIDAL m’a tuer ».

    Il découle des interactions constructives avec le Conseil Départemental et la Communauté Urbaine du Grand Nancy que ces institutions semblent découvrir l’étendue colossale des dégâts d’abord humains mais aussi économiques pour la Région ! MAIS QUE FAIT NOTRE PRESIDENT D’UNIVERSITE !?

Et toujours les liens locaux
Prochains rendez-vous
Mercredi 6 mars 12h30 Amphi 5 de la fst
Arrêtons les frais !
« Pour un enseignement supérieur gratuit et émancipateur »
Conférence avec le collectif ACIDES
Jeudi 7 mars 11h30-13h00 pelouse du clsh
Café -Discussions avec le collectif de la fst
Mardi 12 mars - AG & manifestations

Comptes Rendus des Assemblées générales du mercredi 13 Février

Assemblée Générale de la Faculté des Sciences et Technologie

  1. Un rappel succinct du projet de décret "Bienvenue en France" est présenté, soulignant les incohérences entre les propos tenus par Mme la Ministre VIDAL et les chiffres des inscriptions selon Campus France. Au niveau FST le dernier pointage connu indique une baisse de 52% du nombre de dossiers par rapport à 2018.
  2. Des liens utiles sont rappelés ou énoncés :
  3. Parlement des étudiants organisé à Nancy, demain jeudi 14 Février à 19h Hôtel de Ville (début à 20h)
    • Les étudiants peuvent s'y inscrire et poser des questions, intervenir notamment sur le sujet des études et donc des droits d'inscription
    • Pour en savoir plus
    • Rendez-vous à 19h devant la mairie de Nancy, ceux qui ne rentrent pas pour participer au débat pourront faire une haie d'honneur à ceux qui iront porter nos craintes et questionnements.
  4. Actions à mener
    • L'AG demande aux directions de l'UL et de la FST, qui se sont prononcées contre ce projet d'augmentation des frais d'inscription pour les étudiants extra-communautaire de donner les moyens de la mobilisation aux personnels et étudiants de l'UL. Elle demande en particulier :
      • la banalisation des mercredi après-midi, à commencer par celui du 27 février, avec matérialisation de la mobilisation sur ADE; l'AG vote en faveur cet appel
      • la mise à disposition des canaux de diffusion ("mailing" listes, panneaux FST) pour diffuser l'appel à AG et manifestation ; l'AG vote en faveur cet appel
      • la mise à disposition de moyens de production de vidéo pour enregistrer des témoignages de nos étudiants extra-communautaires.
    • Appel à manifester tous les mercredi après-midi et en particulier le 27 Février; un parcours avec le CLSH passant devant le Conseil Départemental est proposé. L'AG vote en faveur de cet appel.
    • Rétention des notes : le Collectif soulève avoir connaissance d'oppositions à cette rétention parmi certains collègues; personne dans l'assemblée n'argumente pour la cessation de la rétention des notes. Le Collectif assure de nouveau être attentif aux cas particuliers d'étudiants ayant déjà besoin de leurs notes pour par exemple des candidatures. L'AG vote en faveur de la continuation de cette rétention.
    • Envoyer des lettres groupées pour solliciter nos représentants (Maire, Députés, Ministre...)
    • Un groupe Facebook "Etudiants nancéiens contre la hausse des droits d'inscription" a été créé.
    • Scénarisations "VIDAL m'a tuer"; vidéo, photos illustrant l'impact délétère de ce décret sur les composantes de formation, les laboratoires de recherche
    • Une projection du film "Etudiants, l'avenir à crédit" est envisagé.
  5. Suite à l'annonce de CLSH de ne pas participer à la manifestation initialement prévue l'après-midi et à l'absence de déclaration faite en préfecture l'AG décide de ne pas aller manifester en ville aujourd'hui. Par contre une délégation parcours le Campus dès la fin de l'AG pour informer les personnes non présentes du rendez-vous pris pour le 27 Février

Assemblée Générale du Campus Lettres & Sciences Humaines

En parallèle de l'assemblée de la fst, hier avait lieu une assemblée générale sur le campus lsh de Nancy. Prochain rendez-vous : ce soir place Stanislas 19h donc.

Les votes :

  • Rassemblement, jeudi 14 février, 19h place Stanislas, pour le fameux parlement des étudiants. Les rumeurs annoncent des personnalités.
  • Manif le 27 février avec la fst vers le Conseil Général.
  • ParcourSup : Reconduction du oui à toutes et à tous.
  • Appel à banaliser les mercredis de mobilisation
  • mobilisation le 12 mars.
  • Soutient au mouvement autour du climat qui démarre le 15 mars.
Prochains rendez-vous : Mercredi 27 février
AG FST 12h15 Amphi 8
AG CLSH 12h00 Lieu à préciser
Puis manifestation commune

Compte Rendu de la Journée d'Actions du mardi 5 Février

1) Action auprès du Conseil d'Administration de l'Université de Lorraine

100 à 200 personnels et étudiants s'étaient réunis à partir de 8h au pied du bâtiment abritant le CA de l'UL; Convivialité (croissants et cafés offerts par le Collectif) et détermination ont permis à une délégation d'être reçue et entendue par le CA.
Rapidement ensuite l'Université a publié un communiqué satisfaisant notre demande :
En cohérence avec la charte de ses valeurs (universalité, solidarité, responsabilité) l’Université de Lorraine, par la voix de son CA, demande le retrait de la mesure consistant à la mise en place de droits différenciés pour les étudiants extra-communautaires.

2) Assemblée Générale à la Faculté des Sciences et Technologies

Environ 500 personnes se sont ensuite retrouvées en AG à partir de 12h15 dans l'amphithéâtre 8 de la FST. Après un tour d'horizon par le Collectif des évènements de la matinée diverses personnes morales ont pu s'exprimer. Le Collectif a ensuite questionné l'AG sur de potentiels problèmes rencontrés par les étudiants suite aux décisions précédemment prises. La question de l'impact de la rétention des notes a été soulevé, et le Collectif a apporté la réponse suivante : "Les étudiants concernés par le besoin d'avoir leurs notes (e.g. pour des candidatures dans d'autres formations) doivent contacter leur responsable de formation qui se chargera de collecter ces notes". De même le Doyen présent à l'AG a expliqué que les conventions de stage sont soumises à la signature du Président de l'Université, mais reste attentif à toute situation nécessitant un traitement en urgence.

3) Enterrement symbolique de la Faculté des Sciences et Technologies

L'AG a ensuite procédé à l'enterrement de la FST, symbolisé par un cercueil sur lequel divers messages ont pu être inscrits.

4) Manifestation place Dombasle

Les participants ont ensuite rejoint la manifestation inter-syndicale place Dombasle à Nancy; sous un froid parfois piquant mais un joli soleil des étudiants se sont relayés pour porter le symbole du lourd danger qui pèse sur la Faculté des Sciences, et le Collectif remercie l'ensemble des personnes présentes pour cette cause parmi les plus de 2500 manifestants
Quelques liens

Prochains rendez-vous

FST : Une prochaine AG sera programmée pour la semaine prochaine sur la fst.
CLSH : Prochaine AG mercredi 13 février - 12h (un tract de l'unef)

AG du 29 janvier 2019 - Compte Rendu

Le mardi 29 janvier à 12h15 avait lieu une assemblée générale à la Faculté des Sciences et Technologies. Elle a rassemblé environ 500 personnes, personnels et étudiants de l'Université de Lorraine, en présence de la presse (radio et télévision).
La motion suivante a été adoptée à l'unanimité :
L'Assemblée Générale des personnels et étudiants de l'Université de Lorraine, réunie le 29 janvier 2019 exige que le décret instituant l'augmentation des droits d'inscription pour les étudiants extra-communautaires ne soit pas promulgué et que ce projet soit abandonné.
L'assemblée Générale restreinte aux personnels de l'Université de Lorraine a voté à l'unanimité moins 4 absentions la suspension des activités administratives ; les étudiants présents ont ensuite voté très majoritairement (3 contres et 7 abstentions le reste pour) un soutien à la décision des personnels. Cette suspension d'activité administrative inclut notamment le non-retour des notes des examens et la non tenue des jurys.
L'AG appelle :
  • à banaliser la journée du 5 février 2019 à la FST et dans l'université,
  • à une manifestation le 5 février après-midi avec cortège funéraire et enterrement de la FST et de l'UL en centre-ville,
  • au blocage du conseil d'administration de l'Université de Lorraine le 5 février au matin, à 8h à la présidence Brabois, 2 Avenue de la Forêt de Haye, 54505 Vandœuvre-lès-Nancy,
  • à la suspension des activités administratives pour les personnels de l'UL.
  • à démissionner des conseils de l'UL si le décret était mis en place.
L'AG propose aux étudiants ayant besoin d'une signature pour leurs conventions de stage d'adresser leurs demandes directement au Président de l'Université de Lorraine puisque les fonctions administratives de Doyen ne sont plus assurées à la FST.
Par ailleurs, l'AG soutient la présentation d'une motion des étudiants élus du CA et divers modes d'action ont été proposés : intervenir aux journées portes ouvertes du 2 février, gripper parcoursup, appeler à la désobéissance civique, manifester devant le rectorat, contacter les députés, les collectivités locales et les médias.
Les modalités des différentes actions seront communiquées ultérieurement, pour vous informer et vous tenir au courant, un site internet est disponible.

AG étudiant.e.s et personnel.le.s de la FST Nancy du mardi 22 janvier 2019

Le 22 janvier 2019 à 12h15 avait lieu une assemblée générale à la Faculté des Sciences et Technologies. Elle a rassemblé un peu plus de 80 personnes, majoritairement des membres du personnel de la FST mais aussi des étudiants
La motion suivante a été adoptée à l'unanimité : L'Assemblée Générale des personnels et étudiants de la FST, réunie le 22 janvier 2019
exige que le Conseil d'Administration de l'Université de Lorraine s'engage à ne pas appliquer l'augmentation des droits d'inscription pour les étudiants étrangers extra-communautaire, rejoignant ainsi les huit universités qui ont déjà adopté une telle position. La mesure est d'une urgence extrême.
Pour information, ces étudiants extra-communautaires représentent 25% des étudiants de la FST. Les demandes d'inscription en L1 à la FST pour la rentrée 2019 (sur Campus France), qui vont clore mi-février pour les licences, sont 7 fois moins nombreuses que celles de l'année dernière à la même époque.

Des idées d'actions ont été proposées et seront discutées lors d'une prochaine AG sur le campus FST Nancy/Vandoeuvre ouverte à tous les personnels et étudiants de l'Université le mardi 29 janvier à 12h15 en amphi 5.
L'ordre du jour (à compléter) proposé est le suivant :
  • Réponse de la présidence à notre motion;
  • Actualité sur la rétention des notes;
  • Discussion sur les moyens d'action aux niveaux local et national;
  • Recensement des effectifs extra-communautaires dans nos filières et des fermetures probables si ces étudiants ne viennent plus;
  • Moyens de communication avec les étudiants (en cours, via les associations étudiantes) et les collègues.

Motions des composantes de l'université de lorraine

Département de mathématiques (Nancy, FST)

Notre département, réuni en assemblée générale aujourd'hui, a voté à l'unanimité la motion suivante:
Le département de mathématiques de la Faculté des Sciences et Technologies de l'Université de Lorraine, réuni en Assemblée Générale le 22 novembre 2018, s'oppose à l'augmentation annoncée des frais d'inscription à l'université pour les étudiants étrangers hors UE. Cette mesure se traduira par une diminution du nombre global d'étudiants étrangers hors UE venant suivre leurs études en France et en particulier à l'Université de Lorraine ainsi que par la sélection sur des critères financiers de ceux qui pourront encore venir. Loin des objectifs affichés, c'est une baisse de la richesse et de la diversité des étudiants accueillis qui se prépare. Certains secteurs professionnels ont besoin d'étudiants très qualifiés qui manqueraient cruellement demain si les mesures annoncées se concrétisaient. Le département affirme son attachement à une université ouverte et craint par ailleurs que cette mesure ne prépare une augmentation générale des frais d'inscription à l'université et la transition vers un modèle, qu'il rejette, de financement de l'enseignement supérieur par l'endettement privé.

Département de sociologie de l'Université de Metz - Metz

Le département de sociologie de l'Université de Metz - Metz s'associe en tous points à la motion des collègues du département de mathématiques de la Faculté des Sciences et Technologies de l'Université de Lorraine, envoyée le 22 novembre 2018 qui
s'oppose à l'augmentation annoncée des frais d'inscription à l'université pour les étudiants étrangers hors UE. Cette mesure se traduira par une diminution du nombre global d'étudiants étrangers hors UE venant suivre leurs études en France et en particulier à l'Université de Lorraine ainsi que par la sélection sur des critères financiers de ceux qui pourront encore venir. Loin des objectifs affichés, c'est une baisse de la richesse et de la diversité des étudiants accueillis qui se prépare. Certains secteurs professionnels ont besoin d'étudiants très qualifiés qui manqueraient cruellement demain si les mesures annoncées se concrétisaient. Le département affirme son attachement à une université ouverte et craint par ailleurs que cette mesure ne prépare une augmentation générale des frais d'inscription à l'université et la transition vers un modèle, qu'il rejette, de financement de l'enseignement supérieur par l'endettement privé.

Département de français langue étrangère

Le département de français langue étrangère de l'Université de Lorraine (DéFle Lorraine - UFR Lansad), réuni en Assemblée Générale le 27 novembre 2018 sur ses sites de Nancy et de Metz, s'oppose à l'augmentation annoncée des frais d'inscription en licence, master et doctorat pour les étudiants étrangers extracommunautaires.
L'annonce du premier ministre a causé un important émoi chez les étudiants déjà présents dans notre université qui ont vu une chape de plomb s'abattre sur leurs projets universitaires. Cette mesure incite ces étudiants à quitter le territoire français faute de pouvoir financer la suite de leurs études. Elle se traduira par une diminution du nombre global d'étudiants étrangers ainsi que par la sélection sur des critères financiers de ceux qui pourront encore venir.
Loin des objectifs affichés, c'est une baisse de la richesse et de la diversité des étudiants accueillis qui se prépare et une véritable atteinte à la diffusion des connaissances et de la langue française .

Conseil de laboratoire de mathématiques (IECL) de l'université de Lorraine

Le conseil de laboratoire de l'IECL a voté aujourd'hui la motion suivante (unanimité moins 3 abstentions) contre l'augmentation des frais d'inscription à l'université des étudiants hors UE :
L’Institut Elie Cartan de Lorraine, laboratoire de mathématiques de l’université de Lorraine, s'oppose à l'augmentation annoncée des frais d'inscription à l'université pour les étudiants étrangers hors UE.
Cette mesure se traduira par une diminution du nombre global d'étudiants étrangers hors UE venant suivre leurs études en France et en particulier à l'Université de Lorraine, ainsi que par la sélection sur des critères financiers de ceux qui pourront encore venir.
Les étudiants de licence et de master seront les premiers touchés. Mais les doctorants, qui sont nos collègues enseignants-chercheurs en formation et participent activement à la recherche de nos laboratoires, subiront aussi durement une augmentation qui représente annuellement plus de deux mois de salaire d’un contrat doctoral.
Loin des objectifs affichés, c’est une baisse de la richesse et de la diversité des étudiants accueillis qui se prépare. Cette richesse et cette diversité dans les échanges et les interactions sont pourtant essentielles à la recherche. Elles manqueraient cruellement demain si les mesures annoncées se concrétisaient.
Le laboratoire affirme son attachement à une université ouverte et craint par ailleurs que cette mesure n'augure une augmentation générale des frais d'inscription à l'université et la transition vers un modèle, qu'il rejette, de financement de l'enseignement supérieur et la recherche par l'endettement privé.
Le conseil de laboratoire de l'IECL demande au président de l'université de Lorraine, en tant que représentant de l'université, ainsi qu'aux différents conseils, d'exprimer publiquement leur opposition à ce projet.

Département Sciences du langage (Nancy)

le département a voté ce jour, vendredi 30 novembre 2018, à l'unanimité moins une abstention, la motion suivante :
Le département de Sciences du langage de Nancy s'oppose à l'augmentation annoncée des frais d'inscription en licence, master et doctorat à l'université pour les étudiants extracommunautaires.
Cette mesure risque de se traduire par une diminution du nombre global d'étudiants étrangers hors UE venant suivre leurs études en France. En outre, cette mesure va représenter un instrument de sélection sur une base financière, ce qui est profondément injuste.

Département de Sciences du langage (Metz)

Le département de Sciences du langage de Metz s'oppose à l'augmentation annoncée des frais d'inscription en licence, master et doctorat pour les étudiant.e.s étranger.e.s extracommunautaires. Cette mesure est contradictoire avec les objectifs d’attractivité avancés par le gouvernement. Au contraire, elle ne peut que se traduire par une diminution du nombre global d'étudiant.e.s étranger.e.s hors UE venant suivre leurs études en France et en particulier à l’Université de Lorraine, ainsi que par la sélection sur des critères financiers de celles et ceux qui pourront encore venir. Loin des objectifs affichés, c'est donc une baisse de la richesse et de la diversité des étudiants accueillis qui se prépare, et une véritable atteinte à la diffusion des connaissances et de la langue française. Le département de Sciences du langage affirme son attachement à une université de service public, libre, ouverte et égalitaire.

Lettre des représentants des doctorants de l'Université de Lorraine

Madame la Rectrice de la région académique Grand Est et Rectrice de l’Académie Nancy-Metz, Monsieur le Président de l’Université de Lorraine, Monsieur le Président de la Région Grand Est,
(en copie : les vice-présidents chargés du CA, du CS, du Doctorat et des Etudiants, SG-UL, Directeurs des Pôles, des Laboratoires et des ED, Membres du CS et du CLED, Universitaires de l'UL via "expression libre" et Associations des doctorants -Président et vice-Présidents de la commission Enseignement supérieur et Recherche de la Région).
En tant que représentants de tous les doctorants de l’Université de Lorraine élus au Conseil Scientifique, nous vous faisons part de notre vive inquiétude concernant la situation des doctorants étrangers extracommunautaires à la suite de la déclaration du Premier ministre sur la « différenciation » « des droits d’inscription en France pour les étudiants internationaux hors Union européenne » (selon la lettre du directeur de cabinet du Ministère).
Concernant la potentielle mesure qui pourrait s’appliquer aux nouveaux doctorants, nous soulignons que les doctorants sont des chercheurs qui travaillent leurs thèses : ils ont (en grande partie) des contrats de droit public à durée déterminée (contrats doctoraux, contrats de la Région, LUE, ATER, etc.) et sont ainsi des agents contractuels de la fonction publique française. D’autres ont des contrats de droit privé, par exemple Cifre. Les doctorants en tant que travailleurs contribuent donc aussi à l’effort fiscal et ne devraient pas être concernés par cette hausse des frais d’inscription, si l’on s’en tient à la logique du rapport de la Cour des Comptes proposé au gouvernement en novembre 2018.
Nous savons que l’Université de Lorraine considère les doctorants comme des chercheurs à part entière dans les laboratoires et instituts de recherche, ce que souligne souvent M. Frédéric Villieras vice-Président de l’Université en charge du Conseil Scientifique. Notre statut de chercheur (et d’enseignant pour une grande partie) mériterait que l’Université de Lorraine exonère les doctorants de l’application de cette mesure : « Les universités pourront également accorder […] des exonérations », comme l’indique le message du directeur de cabinet du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation aux présidents des universités (dernier point du message).
Nous souhaiterions que vous preniez en compte notre lettre, au nom des doctorants, dans les instances de décisions internes de la Région, du Rectorat et de l’Université de Lorraine.
Veuillez agréer, Monsieur le Président de la Région Grand Est, Madame la Rectrice et Monsieur le Président de l’Université de Lorraine, nos salutations distinguées.
Nancy, Le 30 novembre 2018

Au nom des doctorants de l’Université de Lorraine,
Les représentants des doctorants, élus au Conseil Scientifique de l’Université de Lorraine :
Georges El Haddad, Djésia Arnone, Jérémie Bel, Béatrice Linot, Lisa Jeanson, Morgan Fortuna, Anne-Claire Mansion, Florian Lietard

Enseignants et enseignantes du service Génie des Procédés de l'ENSAIA

Les enseignants et enseignantes du service Génie des Procédés de l'ENSAIA ont voté à une très grande majorité la motion suivante:
Les enseignant·e·s du service Génie des Procédés de l'ENSAIA sont indigné·e·s par la hausse brutale des frais d'inscription des étudiant·e·s hors UE à la rentrée 2019. Pour rappel, ces frais vont passer pour les masters et doctorants de 300 €/an à 3 800 €/an environ. Cette mesure, injuste, inégalitaire et incompréhensible, est en contradiction avec les missions fondamentales d'accès au savoir de l'université française et d'accueil d'étudiant·e·s étranger·ère·s dans nos formations et nos laboratoires de recherche. Nous attendons des Conseils et de la Présidence de l'Université de Lorraine qu'ils expriment leur opposition quant à la mise en place de cette mesure dans notre université.

Département de Physique et Mécanique - FST - Nancy

Motion votée le 5 décembre 2019 à l'unanimité par le département de Physique et Mécanique de la Faculté des Sciences et Technologies de Nancy concernant la hausse des droits d’inscription :
Le département de Physique et Mécanique de la Faculté des Sciences et Technologies de Nancy de l’Université de Lorraine se prononce fermement contre le projet inique de la hausse discriminatoire des droits d’inscription dans l’enseignement supérieur, ciblant les étrangères et étrangers extra-européens annoncé par le premier ministre Édouard Philippe. Le département enjoint le président de notre université à se prononcer contre ce projet et à porter cette opposition dans les instances nationales.

Institut des sciences du Digital, Management et Cognition (IDMC) de l'Université de Lorraine

Les élus du conseil de l’IDMC ont adopté la motion suivante (17 voix pour, 1 abstention):
Les élus du conseil de l'Institut des sciences du Digital, Management et Cognition (IDMC) de l'Université de Lorraine s'opposent à l'augmentation annoncée des frais d'inscription à l'université pour les étudiants étrangers hors UE.
Cette mesure se traduira par une diminution du nombre global d'étudiants étrangers hors UE venant suivre leurs études en France et en particulier à l'Université de Lorraine ainsi que par la sélection sur des critères financiers de ceux qui pourront encore venir.
Loin des objectifs affichés, c'est une baisse de la richesse et de la diversité des étudiants accueillis qui se prépare. Certains secteurs professionnels ont besoin d'étudiants très qualifiés qui manqueraient cruellement demain si les mesures annoncées se concrétisaient.
Les élus de l'IDMC affirment leur attachement à une université ouverte et craignent par ailleurs que cette mesure ne prépare une augmentation générale des frais d'inscription à l'université et la transition vers un modèle, qu’ils rejettent, de financement de l'enseignement supérieur par l'endettement privé.

UFR SHS Nancy

Le conseil de l'UFR Sciences Humaines et Sociales de Nancy, réuni lundi 10 décembre s'est prononcé à l'unanimité pour la motion suivante :
Le conseil de l'UFR SHS-Nancy s'oppose à l'augmentation des frais d'inscription à l'Université des étudiants hors UE et demande au Président de l'Université de Lorraine, ainsi qu'aux différents conseils, d'exprimer clairement leur opposition à ce projet.

Conseil du collegium SHS

Le conseil du collegium SHS a voté la motion suivante :
Le conseil du collegium SHS s'oppose à l'augmentation des frais d'inscription à l'Université des étudiants hors UE et demande au Président de l'Université de Lorraine, ainsi qu'aux différents conseils, d'exprimer clairement leur opposition à ce projet.

Commission de Mention Informatique de l'école doctorale IAEM Lorraine

motion adoptée avec une très large majorité par la mention informatique de l'école doctorale IAEM de l'UL.
La Commission de Mention Informatique de l'école doctorale IAEM Lorraine s’inquiète de la mise en place annoncée des frais d'inscription universitaire des étudiant.e.s extra-communautaires et demande à l’UL la mise en place d’une politique d'exonération généralisée de ces frais d’inscription.
Entre 2006 et 2017, 49% des inscriptions en thèse dans les laboratoires lorrains d'informatique étaient le fait d’étudiant.e.s extra-communautaires. En l’absence d’exonération, on peut donc légitimement craindre une très forte diminution du nombre de ces doctorant.e.s étrangers/étrangères, ce qui aurait pour effet de (i) nuire à la qualité des recrutements en thèse et donc de la qualité des docteurs issus de l'UL et (ii) aller à l'encontre de la politique visant à développer la recherche des pays en voie de développement d'où proviennent une forte proportion d’étudiant.e.s extra-communautaires.

Conseil de la Faculté des Sciences et Technologies

Le conseil de la Faculté des Sciences et Technologies de l’Université de Lorraine se prononce fermement contre le projet de droits d’inscription différenciés dans l’enseignement supérieur, ciblant les étudiants extra-européens. Il demande au président de l’université de lorraine de se prononcer contre ce projet et de porter cette opposition dans les instances nationales.
Motion votée à l'unanimité le 18 décembre 2019.

Chercheurs et enseignants chercheurs du CRPG (UMR 7358 CNRS-UL)

Mme la ministre, M le président-directeur général du CNRS, M le président de l'Université de Lorraine, M le directeur de l'INSU, chères et chers collègues d'OTELo et de l'UL,
Veuillez trouver ci-dessous la motion portée par les chercheurs du CRPG:
Le CRPG (UMR 7358 CNRS-UL) a une longue tradition d'accueil d'étudiants étrangers, notamment de doctorants, d'origines européennes et extra-européennes (Afrique, Asie, Amériques). Une augmentation des frais d'inscription universitaire ne renforcera en rien l'attractivité de nos filières universitaires, qui repose pour l'essentiel sur la qualité des enseignements et de la recherche menés à bien dans nos laboratoires, et représentera une difficulté supplémentaire pour de nombreux candidats. L'assemblée générale des chercheurs et enseignants chercheurs du laboratoire s'oppose donc à l'augmentation annoncée des frais d'inscription à l'université pour les étudiants étrangers hors UE. Elle considère que cette proposition du gouvernement brise le principe d’égalité cher à la France, et ouvre la porte à une politique de financement des universités très dangereuse. Nous considérons que cette mesure fait peser une menace sur la formation à la recherche et par la recherche (filiation licence-master-doctorat). Elle porte atteinte au développement et au rayonnement des unités de recherche, et elle obère les collaborations internationales avec de nombreux pays. L'AG des chercheurs et enseignants chercheurs du CRPG demande que le gouvernement revienne sur cette hausse démesurée et propose des solutions plus durables de financement de l’Enseignement Supérieur, et de facilitation d'accueil de ces étudiants notamment en simplifiant les procédures d'obtention des visas.

Le CRPG appelle l'INSU, le CNRS et présidence de l'Université de Lorraine à prendre position contre ces nouvelles propositions.

Conseil de laboratoire élargi des Archives Henri Poincaré

Les membres des Archives Henri Poincaré-Philosophie et Recherches sur les Sciences et les Techniques (UMR7117), réunis en conseil élargi de laboratoire le 10 décembre 2018, déclarent s'opposer à l'augmentation annoncée des frais d'inscription à l'université pour les étudiants étrangers hors UE.
Cette mesure se traduira par une diminution du nombre global d'étudiants étrangers hors UE venant suivre leurs études en France et en particulier à l'Université de Lorraine et à l'Université de Strasbourg, ainsi que par la sélection sur des critères financiers de ceux qui pourront encore venir.
Loin des objectifs affichés, c'est une baisse de la richesse et de la diversité des étudiants accueillis qui se prépare. Certains secteurs professionnels ont besoin d'étudiants très qualifiés qui manqueraient cruellement demain si les mesures annoncées se concrétisaient. Le laboratoire affirme son attachement à une université ouverte et craint par ailleurs que cette mesure ne prépare une augmentation générale des frais d'inscription à l'université et la transition vers un modèle, qu'il rejette, de financement de l'enseignement supérieur par l'endettement privé.

Département Informatique - FST

Suite à sa réunion du 20 décembre, le Département informatique de la Faculté des Sciences et Technologies de l'Universitré de Lorraine, s'associe en tous points à la motion du Département de mathématiques, qui notamment
s'oppose à l'augmentation annoncée des frais d'inscription à l'université pour les étudiants étrangers hors UE", et qui "affirme son attachement à une université ouverte et craint par ailleurs que cette mesure ne prépare une augmentation générale des frais d'inscription à l'université et la transition vers un modèle, qu'il rejette, de financement de l'enseignement supérieur par l'endettement privé.

Conseil du pôle CPM (Chimie et Physique Moléculaires) de l'Université de Lorraine

M. le Président de l'UL, Mmes et MM. les VPs de l'UL, M. le DGS
Veuillez trouver ci-dessous la motion prise par le Conseil du Pôle scientifique CPM réuni ce jeudi 10 Janvier 2019.
Le Conseil du pôle CPM se prononce fermement contre l'augmentation des droits d’inscription des étudiants étrangers extracommunautaires dans l'enseignement supérieur. Cette augmentation programmée brise le principe d’égalité cher à la France et ouvre la porte à une politique de financement des universités très dangereuse.
Cette mesure, si elle n'est pas abrogée, mettra en danger les formations à la recherche de l’Université de Lorraine (filiation licence-master-doctorat) et affaiblira inévitablement les unités de recherche, notamment par le frein que cela va représenter sur leurs collaborations internationales.
En conséquence, le pôle CPM demande au Président de l'Université de Lorraine de se prononcer contre ce projet et de porter cette opposition dans les instances nationales.

Département de chimie

Motion votée vendredi 11 janvier 2019 par le département de chimie de la Faculté des Sciences et Technologies de Nancy concernant la hausse des droits d’inscription :
Le département de chimie de la Faculté des Sciences et Technologies de l’Université de Lorraine se prononce fermement contre le projet de droits d’inscription différenciés dans l’enseignement supérieur. Il demande au Président de l’Université de Lorraine de se prononcer contre ce projet et de porter cette opposition dans les instances nationales.

Conseil de laboratoire ATILF

Motions votées le 23 janvier 2019 par le conseil de laboratoire de l'ATILF à l'unanimité des présents moins une absention (procuration).
Le laboratoire ATILF, UMR CNRS et Université de Lorraine, impliqué dans la formation doctorale d’étudiants français et étrangers, regrette la forte augmentation des frais d’inscription touchant certains étudiants étrangers et en demande l’abandon.

Conseil Scientifique TELL (Temps, Espaces, Lettres, Langues)

Les membres du conseil scientifique TELL, réunis le 25 janvier 2019, ont voté à l'unanimité moins une abstention la motion suivante :
Le Conseil du pôle scientifique TELL, réuni le 25.01.2019 à Metz, se prononce contre le projet d’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants étrangers extracommunautaires, et demande au Président de l’université ainsi qu’aux différents Conseils d’exprimer clairement leur opposition à ce projet.

Département des Géosciences de la FST

Motion votée le mardi 29 janvier 2019 au sein du département des Géosciences de la FST (17 pour, 1 contre, 2 abstentions)
Le département des Géosciences s'oppose à l'augmentation annoncée des frais d'inscription à l'université pour les étudiants étrangers hors UE. Cette mesure se traduira:
  • par une diminution du nombre global d'étudiants étrangers hors UE, le plus souvent issus des pays de la Francophonie, venant suivre leurs études en France (proportion importante à l'Université de Lorraine) ;
  • par la sélection sur des critères financiers de ceux qui pourront encore venir.
Cette mesure ne fera qu'entrainer une baisse de la richesse et de la diversité des étudiants accueillis à l'Université française, que l'on retrouve de façon naturelle dans les emplois en Géosciences de par le monde, y compris dans les entreprises françaises.

LOTERR, centre de recherche en Géographie

Motion du LOTERR, concernant les droits d’inscription pour les étrangers extracommunautaires.
Le Conseil du laboratoire LOTERR, réuni le 17/12/2018 à Metz, se prononce contre le projet d’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants étrangers extracommunautaires, et demande au Président de l’université ainsi qu’aux différents Conseils d’exprimer clairement leur opposition à ce projet.
Voté à l’unanimité.

Pôle scientifique CLCS

Les membres du Conseil du Pôle scientifique CLCS, réunis le 24 janvier 2019, ont voté à l'unanimité la motion suivante :
Les membres du Conseil du Pôle scientifique CLCS affirment leur attachement à une université ouverte et s'opposent à l'augmentation annoncée des frais d'inscription à l'université pour les étudiants étrangers hors UE.
Cette mesure se traduira par une diminution du nombre global d'étudiants étrangers hors UE venant suivre leurs études en France, en particulier à l'Université de Lorraine, ainsi que par la sélection sur des critères financiers de ceux qui pourront encore venir.
Le Pôle CLCS craint par ailleurs que cette mesure ne prépare une augmentation générale des frais d'inscription et la transition vers un modèle de financement de l'enseignement supérieur par l'endettement privé.

Département de philosophie de l'université de Lorraine

Le département de philosophie de l'université de Lorraine a voté la motion suivante :
Le département (de philosophie de l'université de Lorraine) s'oppose à l'élévation des droits de scolarité des étudiants hors UE à l'Université

Membres du laboratoire LCOMS

MOTION DES MEMBRES DU LABORATOIRE LCOMS CONCERNANT L’AUGMENTATION DES FRAIS D’INSCRIPTION POUR LES ÉTUDIANTS EXTRA-COMMUNAUTAIRES
Les personnels (Enseignant-Chercheurs, doctorant(e)s et Biatss) du laboratoire LCOMS sont opposé(e)s à la hausse brutale des frais d'inscription des étudiant(e)s hors UE à la rentrée 2019. Pour rappel, ces frais vont passer pour les masters et doctorants de 300 €/an à 3 800 €/an environ. Cette mesure, incompréhensible et contre-productive, est en contradiction avec les missions fondamentales d'accès au savoir de l'université française et d'accueil d’étudiant(e)s étranger(ère)s dans nos laboratoires de recherche et nos formations. Elle aura pour conséquence de réduire le rayonnement scientifique et culturel de la France. Elle mettra nos laboratoires de recherche en difficulté. Cette hausse a pour objectif de filtrer les étudiants étrangers par le seul biais de leurs revenus et non de leurs qualités.
Nous attendons des instances de l'Université qu'elles expriment leur opposition quant à la mise en place de cette mesure dans notre université.
Cette motion a été voté à 82.97% POUR, 12.76% CONTRE et 4.25% ABSTENSION

Commission pédagogique du master FLE

Les enseignants du master FLE (Français Langue Etrangère) se prononcent contre l’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants étrangers et demandent l’abrogation de cette mesure.
Le master FLE accueille de nombreux étudiants étrangers qui suivent cette formation dans le but d’enseigner le français dans leurs pays d’origine. Ces étudiants sont bien souvent en difficultés financières et font très souvent une demande d’exonération des droits d’inscription que nous leur accordons dans la plupart des cas. Dans ces conditions, l’augmentation considérable des droits prévue par cette mesure risque de représenter un obstacle insurmontable pour les étudiants étrangers déjà en difficultés.
Pour notre part, nous pensons que l’augmentation des frais pour les étudiants étrangers est une mesure inique et profondément injuste parce qu’elle opère une sélection par l’argent. Par ailleurs, la baisse du nombre d’étudiants étrangers en master FLE, qui risque fort de se produire, va obérer de façon grave la capacité de nos universités à diffuser la langue française dans le monde, ce qui est incohérent au regard de l’objectif affiché par le président de la république au dernier sommet de la francophonie.
La commission pédagogique du master FLE de l’université de Lorraine

Pôle AM2I

Motion proposée au pôle AM2I
Le décret d’augmentation des frais d’inscription différenciés applicables aux étudiants non-communautaires ne doit pas être promulgué, ni avant la rentrée prochaine, ni plus tard. Ce projet est en complète opposition avec les valeurs de fraternité et d’égalité pour la diffusion et la production des connaissances et des savoirs que l’Université française doit continuer à porter.
Cette mesure, si elle n’était pas abrogée, mettrait en danger les formations à la recherche de l’Université de Lorraine (filiation licence-master-doctorat) et affaiblirait inévitablement les unités de recherche, notamment par le frein que cela représenterait sur leurs collaborations internationales.
Motion adoptée malgré 2 votes contre

Département Arts (Metz)

Les membres du département Arts de l’UFR ALL (Metz), réuni.e.s en conseil le lundi 28 janvier, affirment leur opposition à la mise en place d’une augmentation des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s extra-européen.n.e.s. Cette mesure choquante et inefficace pénalisera les étudiants les moins fortunés en provenance des pays francophones les plus pauvres. Elle représentera un frein évident au rayonnement international de la France. Elle entrainera une diminution considérable du nombre d’étudiant.e.s extra-européen.e.s au sein des universités, en particulier à l’université de Lorraine, et par là même, un affaiblissement de la diversité et de la richesse scientifique, tant dans le partage des connaissances que dans leur production (un rapport étatique d’avril 2017 montre que 41% des étudiant.e.s inscrit.e.s en doctorat en France sont étrangers).
Par conséquent, le département Arts revendique son attachement à une université ouverte sur le monde et rejette toutes formes de sélections basées sur des critères financiers s’inscrivant dans la logique d’un modèle dans lequel les membres du département Arts ne se reconnaissent pas.

Département de Psychologie (site Nancy)

Réuni le jeudi 6 décembre 2018, le Conseil de Département de Psychologie (site Nancy) soutient, à l'unanimité de ses membres, la position énoncée par le Président de l'Université de Lorraine et le Conseil d'Administration du 4 décembre 2018 quant à l’augmentation des droits d’inscription des étudiants extra-communautaires énoncée par notre Ministère de tutelle.
Cette motion est envoyée ce jour (6 décembre 2018) par courriel aux Directeurs et responsables de l’UFR-SHS-Nancy et du Collegium-SHS, ainsi qu’à Madame la Vice-Présidente du conseil d’administration de l’UL

Département informatique de l'IUT Nancy-Charlemagne

En cohérence avec la charte des valeurs de l’Université de Lorraine (universalité, solidarité, responsabilité), le département informatique de l'IUT Nancy-Charlemagne exige le retrait de la mesure consistant à la mise en place de droits différenciés pour les étudiants extra-communautaires
Motion votée, le 14 février 2019, par 19 voix pour, 1 voix contre et 4 abstentions.

Département Physique Eléctronique de l'UFR SciFA

Motion votée à l'unanimité en réunion de département Physique Eléctronique de l'UFR SciFA de ce Mardi 12 Février 2019 sur la situation de l'augmentation des droits d'inscription des étrangers extra-communautaires.
Le département Physique Electronique de l’UFR SciFA, réuni le 12 Février 2019, se prononce à l'unanimité contre l'augmentation des droits d'inscription des étudiants étrangers extracommunautaires dans l'enseignement supérieur. Cette augmentation programmée brise le principe d'égalité cher à la France en instaurant un critère de sélection inadmissible basé sur les ressources financières et ouvre la porte à une politique de financement des Universités très dangereuse.
Si ce « décret » est officiellement adopté, il mettra en danger les formations à la recherche de l’ensemble des Universités et en particulier de l'Université de Lorraine (filiation licence-master-doctorat) et affaiblira inévitablement les unités de recherche, notamment par le frein que cela va représenter sur leurs collaborations internationales. Il contribuera également à une baisse de la richesse intellectuelle acquise par la diversité des étudiants accueillis.
Dans l’immédiat, le département Physique Electronique de l’UFR SciFA demande le retrait de l’affichage déjà présent sur le site Campus France sans qu’aucun décret n'ait été officiellement publié.

Conseil de laboratoire CRM2

Le 15 février 2019 s'est tenu le conseil du laboratoire de Cristallographie Résonance Magnétique et Modélisations (CRM2) et la motion suivante a été votée à l'unanimité.
Le laboratoire CRM2 par la voix de son conseil de laboratoire, s'oppose à l'augmentation annoncée des frais d'inscription à l'université pour les étudiants étrangers hors UE.
Cette mesure se traduira par une diminution du nombre global d'étudiants/doctorants étrangers hors UE venant suivre leurs études ou poursuivre une thèse en France. Il en résultera une baisse de l'attractivité des unités de recherche et des universités françaises. Loin des objectifs affichés, c'est une sélection sur des critères financiers et une baisse de la richesse et de la diversité des étudiants accueillis qui se prépare.
Le laboratoire affirme son attachement à une université ouverte

Pôle M4 (Matière, Matériaux, Métallurgie, Mécanique)

Le pôle M4 de l’Université de Lorraine se prononce fermement contre le projet de la hausse discriminatoire des droits d’inscription dans l’enseignement supérieur, ciblant les étudiants étrangers extra-européens. Le pôle s'inquiète d'une sélection sur des critères financiers et d'une baisse de la richesse et de la diversité des étudiants accueillis. Il affirme son attachement à une université ouverte et s'oppose à ce projet injuste et néfaste pour les établissements d'enseignement supérieur et les unités de recherche.

Collégium Sciences et Technologies

Le collegium Sciences et Technologies par la voix de son conseil, se prononce fermement contre l'augmentation annoncée des frais d'inscription à l'université pour les étudiants étrangers hors UE.
Cette mesure se traduira par une diminution du nombre global d'étudiants étrangers hors UE venant suivre leurs études en France. Loin des objectifs affichés, c'est une sélection sur des critères financiers et une baisse de la richesse et de la diversité des étudiants accueillis qui se prépare. Le collegium ST affirme son attachement à une université ouverte.
De façon quantitative, le comparatif des dossiers Campus France 2018 vs 2019 sur le collegium ST montre une baisse saisissante du nombre de dossiers: 22674 en 2018 contre 10794 au 27 février 2019, soit une baisse de 52 % des demandes. Les chiffres 2018 sont définitifs, les chiffres 2019 datent du 27 février. Les candidatures L1 sont closes, celles du L2 au M2 seront closes sous peu, les chiffres 2019 peuvent encore marginalement augmenter.

Suspensions des activités administratives

Doyen & vices-doyens FST - Reprise fonctions administratives

Le 8 février 2019.
Chers collègues, chers étudiants,
  • au vu de la nouvelle motion prise par le conseil d'administration ce mardi 5 février, dans laquelle notre Université affirme de façon très claire son opposition au projet de frais d'inscription différenciés pour les étudiants extra-communautaires,
  • au vu du relais médiatique qui en a été fait, plaçant l'université de Lorraine parmi les universités ayant déclaré leur opposition à cette mesure,
les vice-doyens et moi-même avons décidé de reprendre nos fonctions administratives à compter d'aujourd'hui.
Sachez que nous resterons très vigilants vis à vis de ce projet de décret et sur l'évolution du nombre de dossiers de candidatures d'étudiants étrangers.
A ce jour, 2640 dossiers ont été déposés sur l'application par rapport à 5500 environ à la même date l'an dernier.
Sur les 2640 dossiers, 432 dossiers nous ont été transmis (72 pour L1, 76 pour L2, 105 pour L3, 123 pour M1 et 56 pour M2).
Cordialement,
S. Flament, L. Domenjoud, E. Espinosa, F. Hamelin

FST - Doyen de la faculté des sciences de Vandoeuvre

Le doyen de la faculté des sciences de Vandoeuvre vient de suspendre ce matin ses fonction administratives, l'un des vice-doyens également, ainsi que le directeur d'ATELA également directeur du master 1 EEA et du portail SPI.
Ci-dessous, la lettre du doyen de la FST Vandoeuvre au président de l'UL
Monsieur Le Président,

Au vu de l'incertitude dans laquelle nous sommes en ce qui concerne le projet de décret visant à appliquer une hausse des droits d'inscription pour les étudiants étrangers extracommunautaires,
et au vu des conséquences importantes pour un grand nombre de disciplines scientifiques, tant du point de vue de la formation qui perdra en attractivité si des parcours ferment, que de la recherche qui ne trouvera plus assez d'étudiants intéressés par la poursuite en thèse,
j'ai décidé de ne plus exercer mes responsabilités administratives jusqu'à ce que la situation s'éclaircisse.

Une baisse drastique des candidatures est observée à ce jour à la Faculté des Sciences et Technologies.
Cela est sans doute aggravé par le positionnement de plusieurs universités françaises ayant indiqué qu'elles n'appliqueraient pas cette mesure.
Je souhaite que l'Université de Lorraine éclaircisse sa position par rapport à ces universités.


Un doyen inquiet.

FST - Vice-Doyen du secteur MIAE + directeur des études

Comme vous le savez sans doute, le gouvernement a annoncé une hausse des droits d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers non communautaires. Si ce projet se confirme, bon nombre de formations du Secteur MIAE seront lourdement touchées dès la rentrée 2019 (fermeture de parcours en master sans aucun doute nécessaire). Aussi, lors du conseil de secteur MIAE du 16 janvier dernier, deux questions précises ont été posées au Président de l’UL via le Doyen de la FST, à savoir :
• l'UL adhère-t-elle au programme "Bienvenue en France" et à la logique qu'il sous-tend ?
• envisage-t-elle une exonération généralisée des étrangers extra-communautaires, comme le font d'autres universités ?
N'ayant à ce jour reçu aucune réponse de notre Présidence, j'ai décidé de suspendre jusqu'à nouvel ordre toutes mes activités administratives (vice-doyen FST et directeur des études du L3 SPI-EEA). Afin de ne pas pénaliser les étudiants déjà inscrits dans nos formations, j'assurerai normalement mes cours et mes activités de recherche mais n'effectuerai aucune activité d'ordre administratif. Je souhaite en cela que la Présidence de l'UL mesure l'extrême urgence qu'elle a à se positionner devant cette situation. A ce jour, neuf universités se sont opposées à cette réforme (Paris-Nanterre, Clermont-Auvergne, Aix-Marseille, Toulouse Jean Jaurès, Lyon II, Rennes II, Angers, Le Mans, Montpellier). Au vu des pourcentages d'étudiants extra-communautaires observés les années précédentes, la FST sera sans aucun doute l'une des composantes les plus impactées de l'UL. Comparativement à l'année dernière, nous dénombrons d'ores-et-déjà au niveau de la FST une baisse de 2/3 des candidatures sur Campus-France, tous cycles confondus...

S'ils partagent ces craintes et adhèrent à ces propos, j'invite les chefs de département, les responsables de formation et les directeurs des études du secteur MIAE à faire de même en suspendant leurs responsabilités administratives.
Le vice-Doyen de la Faculté des Sciences et Technologies

FST - Vice-doyen secteur PGCM

Face au silence de la Présidence de l'Université de Lorraine concernant la non-application du projet "Bienvenue en France" et à l'instar de Stéphane Flament, Doyen de la FST, Frédéric Hamelin, Vice-Doyen du secteur MIAE et de Francis Weinachter, Directeur du service ATELA-ATELIS, j'ai décidé de suspendre jusqu'à nouvel ordre mes fonctions administratives de vice-doyen du secteur PGCM. Je continuerai néanmoins à exercer mes fonctions d'enseignement et de recherche.
Neuf universités ont déjà exprimé publiquement et par voie de presse leur opposition à ce projet de décret. Il est urgent que l'Université de Lorraine en fasse de même. En effet, il en va de la survie de nos formations, et notamment celles de la FST. Cette crainte est d'autant plus fondé que nous pouvons déjà observer une baisse conséquente du nombre de candidatures d'étudiants extra-communautaires sur la plateforme Campus France.
Tout comme mon collègue vice-doyen a fait au niveau du secteur MIAE, j'invite également tous les enseignants du secteur PGCM en charge de responsabilités administratives et qui partagent nos inquiétudes à rejoindre ceux d'entre nous qui ont suspendu cette partie de leur activité.
Cordialement,
Le vice-Doyen du secteur PGCM - FST

FST - Vice-doyen secteur Biologie

Bonjour à toutes et à tous,
Dans le contexte de l'annonce par le gouvernement d'une hausse des frais d'inscription pour les étudiants extracommunautaires et de l'impact de cette mesure sur les formations de la FST, de nombreux collègues ont suspendu leurs fonctions administratives diverses pour signifier de façon forte leur opposition au projet.
Tout comme mes collègues vice-doyens des secteurs MIAE et PGCM, et après consultation de mes collègues du secteur Biologie, j'ai décidé de suspendre mes fonctions administratives de directeur de secteur, dans l'espoir que notre position solidaire permette de faire entendre mieux notre voix, pour défendre les formations scientifiques universitaires.
Bien cordialement
Le Vice doyen, directeur du Secteur Biologie.

FST - Directeurs des études Master 1 EEA + ATELA + Référent ADE

Chers collègues, chers étudiants,

Je partage les craintes de notre doyen et de notre vice doyen du secteur MIAE au sujet de la hausse annoncée des droits d'inscription pour les étudiants étrangers non communautaires.
J'ai décidé de m'associer à leur démarche et de suspendre également jusqu'à nouvel ordre toutes mes activités administratives, à savoir:
* Responsabilité du portail SPI,
* Direction des études du Master 1 EEA,
* Direction d'ATELA-ATELIS,
* Activités de référent ADE pour la FST.

Je continuerai bien évidemment mes activités d'enseignement afin de ne pas pénaliser les étudiants.
Directeur du service ATELA-ATELIS

FST - Chef de Département d'Automatique + responsable LP MaSiPE

Comme vous le savez suite au rapport de la cour des comptes, le gouvernement a annoncé une hausse des des droits d’inscription à l’université pour les étudiants extra-européens, dans le cadre de sa stratégie d’attractivité pour les étudiants internationaux.
Si ce projet se confirme les formations du Département d’Automatique seraient lourdement touchées ( licence et masters), d’autant que neuf universités françaises ont indiqué qu'elles n'appliqueraient pas cette hausse. En conséquence, j’ai décidé de m’associer aux collègues en suspendant également mes activités administratives.
En espérant que cet acte sera utile à la communauté, je vous souhaite une très belle fin de journée,
Le chef du Département d'Automatique

FST - Chef de département Electronique et Electrotechnique

Chers collègues,

Suite aux suspensions des responsabilités administratives du Doyen et des vices doyens et après concertation avec le vice doyen, j'ai décidé également de suspendre mes responsabilités administratives de chef de département Electronique et Electrotechnique.
La décision d'augmenter de manière importante et brutale des droits d'inscription des étudiants non communautaires risque fort de bouleverser totalement les recrutements dans les différentes filières de notre département et plus largement de la FST. Tous les indicateurs, en particulier le nombre de dossiers campus France, semblent l'indiquer. Une réaction doit donc dès à présent être envisagée pour ne pas mettre en péril des pans entiers de nos formations avec les conséquences catastrophiques que cela entrainerait sur nos activités de recherche.
Bien cordialement,
Le responsable du Département Electronique et Electrotechnique
faculté des sciences et technologies

FST - Chef du Département Informatique

Bonjour à toutes et tous,

Suite aux annonces du Doyen et de plusieurs vices doyens et chefs de départements, je prends également la décision de m'associer à leur action et de suspendre ainsi mes responsabilités administratives de chef du Département Informatique.
Je souhaite soutenir ainsi la demande de mes collègues auprès du Président de l'UL, dans le contexte du projet gouvernemental de hausse des droits d'inscription à l'université pour les étudiants extra-communautaires : il est indispensable que l'UL clarifie sa position au plus vite, comme d'autres universités l'ont fait.

Bien cordialement,
Le chef du Département Informatique

FST - Responsable du M1 MFA

Afin de protester contre l'annonce d'augmentation des droits d'inscription pour les étudiants extra-communautaires, je souhaite me déclarer en grève administrative pour la responsabilité du M1 MFA.
La responsable du M1 MFA

FST - Responsable du parcours EMB Master EEA

Conscient des futures difficultés de notre UFR et par solidarité avec mes collègues je suspends mes activités administratives au sein du master EEA.
Le responsable du parcours EMB Master EEA.

IDMC - Responsable du master de Sciences cognitives

Mardi 29 janvier s'est tenue une Assemblée générale à la faculté des sciences et technologies qui a réuni plus de 500 personnes, étudiant∙es et personnels.
Face à la hausse imposée des droits d'inscription des étudiant∙es étranger∙es extra-europén∙nes (droits multipliés par 10 à 16), et en l'absence d'un rejet clair de cette mesure de la part du CA et du président de l'université de Lorraine, plusieurs modes d'action ont été adoptés.
Ainsi une prochaine journée de mobilisation aura lieu mardi 5 février, avec rendez-vous devant le CA le matin et manifestation en ville l'après-midi. Les personnels sont également invité∙es à se joindre à l'action en participant à la grève administrative initiée par le doyen de la FST.
J'ai décidé, en tant que responsable du master de Sciences cognitives (IDMC), de me mettre en grève administrative.
Par conséquent, le jury du master SC devant se tenir lundi 4 février est annulé, et l'examen des dossiers de candidatures à l'entrée dans le master est suspendu. Les étudiant∙es rencontrant des problèmes particuliers sont invité∙es à prendre contact.
Bien cordialement,
Manuel Rebuschi

IDMC - Responsable du master de Traitement Automatique des Langues

Mardi 29 janvier s'est tenue une Assemblée générale à la faculté des sciences et technologies qui a réuni plus de 500 personnes, étudiant∙es et personnels. Face à la hausse imposée des droits d'inscription des étudiant∙es étranger∙es extra-europén∙nes (droits multipliés par 10 à 16), et en l'absence d'un rejet clair de cette mesure de la part du CA et du président de l'université de Lorraine, plusieurs modes d'action ont été adoptés. Ainsi une prochaine journée de mobilisation aura lieu mardi 5 février, avec rendez-vous devant le CA le matin et manifestation en ville l'après-midi. Les personnels sont également invité∙es à se joindre à l'action en participant à la grève administrative initiée par le doyen de la FST. J'ai décidé, en tant que responsable du master de Traitement Auto- matique des Langues (IDMC), de me mettre en grève administrative. Par conséquent, le jury du master TAL devant se tenir lundi 4 février est annulé, et l'examen des dossiers de candidatures à l'entrée dans le master est suspendu. Les étudiant∙es rencontrant des problèmes particuliers sont invité∙es à prendre contact.
Bien cordialement,
Maxime Amblard

SHS - Responsables des Licence & Master de sociologie

Mardi 29 janvier s'est tenue une Assemblée générale à la faculté des sciences et technologies qui a réuni plus de 500 personnes, étudiant∙es et personnels.
Face à la hausse imposée des droits d'inscription des étudiant∙es étranger∙es extra-europén∙nes (droits multipliés par 10 à 16), et en l'absence d'un rejet clair de cette mesure de la part du CA et du président de l'université de Lorraine, plusieurs modes d'action ont été adoptés.
Ainsi une journée de mobilisation a lieu ce mardi 5 février, avec rendez-vous devant le CA le matin, AG à midi, et manifestation en ville l'après-midi. Les personnels sont également invité∙es à se joindre à l'action en participant à la grève administrative initiée par le doyen de la FST.
En tant que responsables de la licence de sociologie (sites de Nancy et de Metz), membres du jury de cette même licence, et responsables du master de sociologie (site de Nancy), nous avons décidé de nous associer à cette mobilisation et de suspendre nos activités administratives.
Par conséquent, les jurys de licence et de master qui devaient se dérouler dans les jours qui viennent sont annulés et l'examen des candidatures à l'entrée en licence (sites de Nancy et de Metz) et en master (site de Nancy) est suspendu. Les étudiant∙es rencontrant des problèmes particuliers sont invité∙es à prendre contact avec les responsables de diplôme.
Frédéric Balard, Géraldine Bois, Ali Boulayoune, Melaine Cervera, Hervé Jory, Simon Paye, Sabrina Sinigaglia-Amadio et Ingrid Volery

Suspension des activités du conseil de l'UFR SHS-Nancy

Chers collègues et chers étudiants,

Je vous informe que le conseil de l'UFR SHS-Nancy, réuni hier après-midi, a décidé de suspendre ses activités et ses décisions afin de marquer son opposition à toute tentative d'augmentation des droits d'inscription des étudiants étrangers hors UE. Ce même conseil avait déjà voté à l'unanimité une motion affirmant cette même position le 10 décembre 2018.
Bien cordialement,

Christine Bocéréan
Directrice de l'UFR Sciences Humaines et Sociales - Nancy
Coordinatrice du Campus Lettres et Sciences Humaines

SHS - Master FLE

Les jurys du Master FLE qui devaient se dérouler le vendredi 15 février sont annulés.

Motions des conseils centraux

Conseil d'administration - 5 février 2019

En cohérence avec la charte de ses valeurs (universalité, solidarité, responsabilité) l’Université de Lorraine, par la voix de son CA, demande le retrait de la mesure consistant à la mise en place de droits différenciés pour les étudiants extra-communautaires.

Conseil d'administration

Concernant le plan du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche en vue d’améliorer l’attractivité des universités françaises à l’international, plusieurs mesures sont annoncées. Les premières mesures visent à la simplification de l’accès aux services des préfectures ce qui est déjà le cas en Lorraine du fait d’un partenariat installé entre l’UL et les préfectures. Les mesures d’accompagnement prendront la forme de bourses au mérite ainsi qu’une politique d’exonération définie par les établissements. Le changement annoncé des droits d’inscription des étudiants extra-communautaires a suscité une réaction importante dans les conseils des composantes de l’établissement ainsi que dans les conseils centraux.
L’Université de Lorraine est un des établissements qui accueille et forme le plus grand nombre d’étudiants extracommunautaires (environ 7000 chaque année dont 2000 néo-entrants). Les pays concernés sont principalement l’Algérie, la Chine, le Maroc et la Tunisie. Les étudiants relevant d’accords interuniversitaires ainsi que les étudiants déjà inscrits dans un cycle à l’université ne sont pas concernés par les nouvelles mesures.
Compte tenu des expressions qui nous sont parvenues relatives à l’augmentation des droits d’inscription des étudiants extra-communautaires, j’ai proposé aux administrateurs un texte de positionnement de notre établissement à destination de madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation :
L’université de Lorraine fait partie des universités françaises qui est fière d’accueillir le plus d’étudiants étrangers extra-communautaires en France. Elle est aussi engagée dans des réseaux d’universités notamment avec de nombreux doubles diplômes avec des établissements allemands. Le premier Ministre a annoncé le 19 novembre dernier six mesures pour favoriser l’attractivité de la France qui changent radicalement la politique française, le modèle de relation que nos universités entretiennent avec leurs partenaires étrangers, la relation directe de nos établissements avec les étudiants extra-communautaires. Parmi ces mesures, la mesure qui consiste à différencier les frais d’inscription entre étudiants communautaires et extra-communautaires, à tripler le nombre de bourses et à augmenter les exonérations divise profondément la communauté universitaire.
Une partie importante de la communauté universitaire lorraine est opposée au principe même de la différenciation des frais d’inscription et, comme en Allemagne, préfère une politique d’attractivité qui ne fait pas des frais d’inscription un outil de différenciation entre les étudiants. Pour une autre partie de notre communauté cette différenciation pourrait être compréhensible mais les modalités rigides proposées inquiètent notamment pour nos relations avec les pays francophones d’Afrique ; pays avec lesquels la Lorraine, terre d’immigration, a une longue tradition de partenariat.
Nous pensons que cette mesure ne permettra plus d’accueillir une partie des étudiants modestes qui avait fait le choix de la France en raison de la qualité des études mais également pour sa politique de tarification de l’enseignement supérieur public.
Pour toutes ces raisons, le conseil d’administration de l’Université de Lorraine demande urgemment la révision de cette mesure et plus largement une réflexion globale sur le modèle de financement des universités françaises.
Ce texte a été approuvé par le conseil d’administration à l’unanimité.

Conseil de la Formation

Une grande partie de la réunion du Conseil de la Formation de l'UL du mardi 27 novembre a été consacrée à la question des droits d’inscription universitaires des étrangers.
Les élus étudiants ont proposé une motion, qui a été mise au vote. Elle a recueilli 26 voix POUR, sur 31 suffrages (les 5 autres étant des abstentions).

Motion portant sur les frais d’inscription universitaire des étudiants internationaux

Contexte
Le gouvernement a annoncé la semaine dernière une hausse des frais d’inscription pour les étudiants extra- européens, portant son montant à 2770€ pour une année de licence, et 3770€ pour une année de master ou de doctorat.
Motion
Le Conseil de Formation de l’Université de Lorraine ne peut cautionner une telle explosion des frais d’inscription, qui brise le principe d’égalité cher à la France, et ouvre la porte à une politique de financement des universités très dangereuse. L’Université de Lorraine demande à ce que le gouvernement revienne sur cette hausse démesurée et propose des solutions plus durables de financement de l’Enseignement Supérieur.
Cette hausse ne nous rendra attractifs qu’auprès d’élites sociales et considérant des frais d’inscription élevés comme un gage de qualité. Quand on sait qu’un rapport récent de la Cour des Comptes estime préférable d’augmenter les frais d’inscription de tous les étudiants, on s’attend à ce que cette hausse se généralise au cours des années à venir. Dès lors, quid des étudiants de l’espace européen, et des étudiants de nationalité française ? Devront- ils aussi s’endetter de plusieurs milliers d’euros pour accéder à un diplôme plus « attractif » ?
Ce n’est pas aux étudiants de combler le sous-financement de l’Enseignement Supérieur, ni de payer les pots cassés d’une stratégie minimaliste qui dure depuis vingt ans. L’Etat français doit assumer et sensiblement augmenter son investissement dans les universités, plutôt que de rendre les étudiants plus précaires encore.

Conseil Scientifique

Motion du CS : Contre l'augmentation des frais d'inscription
Le Conseil Scientifique de l’Université de Lorraine ne peut cautionner une telle explosion des frais d’inscription, qui brise le principe d’égalité cher à la France, et ouvre la porte à une politique de financement des universités très dangereuse. L’Université de Lorraine demande à ce que le gouvernement revienne sur cette hausse démesurée et propose des solutions plus durables de financement de l’Enseignement Supérieur.
Cette hausse ne nous rendra attractifs qu’auprès d’élites sociales et considérant des frais d’inscription élevés comme un gage de qualité.
Quand on sait qu’un rapport récent de la Cour des Comptes estime préférable d’augmenter les frais d’inscription de tous les étudiants, on s’attend à ce que cette hausse se généralise au cours des années à venir. Dès lors, quid des étudiants de l’espace européen, et des étudiants de nationalité française ? Devront- ils aussi s’endetter de plusieurs milliers d’euros pour accéder à un diplôme plus « attractif » ?
Ce n’est pas aux étudiants de combler le sous-financement de l’Enseignement Supérieur, ni de payer les pots cassés d’une stratégie minimaliste qui dure depuis vingt ans. L’Etat français doit assumer et sensiblement augmenter son investissement dans les universités, plutôt que de rendre les étudiants plus précaires encore.
Le Conseil Scientifique considère que cette mesure fait peser une menace sur la formation à la recherche et par la recherche à l’Université de Lorraine (filiation licence-master-doctorat). Elle porte atteinte au développement et au rayonnement des unités de recherche ; elle obère les collaborations internationales, en particulier dans le contexte du développement de la francophonie.

Collectivités locales

Ailleurs

Commission permanente du conseil des universités (CP-CNU)

La commission permanente du conseil des universités (CP-CNU) vient de voter (le 22 novembre 2018) la motion suivante :
La CP-CNU s'inquiète du renforcement des inégalités sociales dans l'ESR et s'oppose à toute augmentation significative des droits d'inscription des étudiants.
Liste des motions des sections CNU

Motion de la section 2 du CNU

Droit public
La Section 02, extrêmement attachée à l’accueil des étudiants étrangers notamment francophones, déplore l’absence de vision et de concertation dans la mise en oeuvre du programme «Choose France».
1 refus de vote, 3 abstentions, 29 oui.

Motion de la section 4 du CNU

Sciences politiques
La 4e section du CNU (science politique), réunie le 5 février 2019, s’oppose à l’unanimité à la décision de faire passer les frais d’inscription à l’université pour les étudiants extra-communautaires à 2770 euros en licence et 3770 euros en master et doctorat. Elle dénonce par ailleurs le fait que cette hausse, qui n’a pour l’instant aucune existence légale, figure déjà sur le site de Campus France.
Une telle mesure apparait injuste et discriminatoire, tandis que l’effet d’une hausse des frais d’inscription sur l’attractivité des universités françaises est plus qu’incertain, de même que les répercussions sur les ressources des universités. Une telle augmentation pour une catégorie d’étudiant.e.s pourra par ailleurs être le fondement d’une hausse généralisée.
En accord avec le large rejet de ce projet par la communauté universitaire française (illustré par le nombre de motions des instances universitaires, des présidences d’université, des sections du CNRS, des sociétés savantes, des revues académiques, des syndicats de l’ESR etc.), la 4e section du CNU demande au gouvernement de renoncer sans délai à ce projet d’augmentation des droits d’inscription. Elle appelle l’ensemble des président.e.s d’université à s’engager contre une mesure qui porte atteinte aux principes fondamentaux du service public de l’université.

Motion de la section 7 du CNU

Sciences du langage : linguistique et phonétique générales
La 7e section du CNU dénonce avec vigueur et fermeté la décision annoncée le 19 novembre dernier par le Premier ministre Édouard Philippe de faire passer, dès la rentrée prochaine, les frais d’inscription à l’université à 2770 euros en licence et à 3770 euros en master ou en doctorat pour les étudiant·es étranger·es ne venant pas de pays de l’Union Européenne. Cette mesure discriminatoire est une atteinte grave aux principes universalistes fondamentaux de l’enseignement supérieur et de la recherche. La 7e section demande solennellement au gouvernement de renoncer sans délai à ce projet d’augmentation.

Motion de la section 8 du CNU

Langues et littératures anciennes
La 8e section du CNU, réunie à Paris le 6 février 2019, dénonce le projet annoncé par le premier ministre Édouard Philippe d'augmenter à la rentrée prochaine les frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers ne venant pas de pays de l’Union européenne (2 770 € en licence et 3 770 € en master).
Cette augmentation aura un impact négatif considérable sur l’attractivité et le rayonnement de la recherche et de l’enseignement supérieur français.
La 8e section demande au gouvernement de renoncer à ce projet.

Motion de la section 9 du CNU

Langue et littérature françaises
La 9e section du CNU tient à faire connaître sa désapprobation à l’égard de la décision du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche selon laquelle les frais de scolarité à l’université pour les étudiants et étudiantes non originaires d’Europe augmenteraient de manière excessive. Elle s’inquiète des conséquences sur la libre circulation des étudiantes et des étudiants dans l’espace francophone, notamment africain.
Motion votée le 7 février 2019.

Motion de la section 10 du CNU

Littératures comparées
La 10e section CNU réunie en session plénière le 5 février 2019 affirme son attachement à une université ouverte à toutes et à tous. Elle estime que la hausse des droits d’inscription à l’Université pour les étudiants étrangers « non communautaires » constitue une discrimination par l’argent qui menace le rayonnement de nos établissements et la diversité de nos publics, richesse de nos enseignements.
La 10e section exprime son opposition la plus ferme à la mesure annoncée sans concertation préalable avec la communauté universitaire par le premier ministre Édouard Philippe le 19 novembre dernier. Elle demande donc solennellement au gouvernement d’y renoncer.
Motion adoptée à l’unanimité.

Motion de la section 11 du CNU

Langues et littératures anglaises et anglo-saxonnes
Dans la tradition d’accueil de l’Université française, les membres de la 11e section du Conseil National des Universités, réunis le 30 janvier 2019 à Paris, apportent leur soutien aux C.A. des établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche qui se sont engagés à ne pas appliquer les mesures concernant les droits d’inscription des étudiants internationaux extra-communautaires..
Ils réaffirment leur attachement à l’ouverture de l’Université aux étudiants sans distinction de nationalité.
Texte adopté à l’unanimité.

Motion de la section 12 du CNU

Études germaniques et scandinaves
Les membres de la 12e section du CNU, réunis en session plénière le 5 février 2019, dénoncent avec fermeté la décision annoncée par le Premier ministre d'augmenter de façon considérable les frais d'inscription à l'université pour les étudiants extra-communautaires. Ils demandent solennellement au gouvernement de renoncer complètement à ce projet.
Le texte de la motion a été adopté à l'unanimité moins 1 voix et 4 abstentions.

Motion de la section 13 du CNU

Études slaves et baltes
La 13e section CNU réunie en session plénière le 18 février 2019 affirme son attachement à une université ouverte à toutes et à tous. Elle estime que la hausse des droits d’inscription à l’Université pour les étudiants étrangers «non communautaires» constitue une discrimination par l’argent qui menace le rayonnement de nos établissements et la diversité de nos publics, richesse de nos enseignements. La 13e section exprime son opposition la plus ferme à la mesure annoncée sans concertation préalable avec la communauté universitaire. Elle demande donc solennellement au gouvernement d’y renoncer.
Motion adoptée à l’unanimité lors de la réunion plénière du lundi 18 février 2019

Motion de la section 14 du CNU

Études romanes
La 14e section du CNU (Études romanes),
réunie le mercredi 30 janvier 2019, dénonce fermement la décision annoncée le 19 novembre dernier par le Premier ministre Édouard Philippe de faire passer dès la rentrée prochaine à 2770 euros – en licence - et 3770 euros – en master - les frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers ne venant pas de pays de l’Union européenne. La 14e section du CNU exprime en outre son indignation face aux propos de la Ministre de l’ESR devant le Sénat le 17 janvier dernier : « Les universités, opérateurs de l’État, doivent porter les politiques publiques décidées par l’État. Comme tous les fonctionnaires, les professeurs, les maîtres de conférences et le personnel administratif et technique ont un devoir d’obéissance et de loyauté, sauf délit qu’il conviendrait alors de dénoncer ». La 14e section du CNU considère que le devoir d’obéissance et de loyauté des Enseignants-Chercheurs va à la défense du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, à son ouverture et à son universalité.

Le Conseil National des Université ne saurait accepter que cette sélection par l’argent conduise à discriminer des étudiants, quels qu’ils soient, sur la base de leurs moyens financiers, les bourses promises étant bien loin de couvrir les besoins (le nombre de bourses annoncé – en outre, remis en cause chaque année – ne couvrira à cet égard qu’un peu plus de 5 % des cas potentiels).

Face au rejet quasiment unanime de ce projet par la communauté universitaire française (illustré par le nombre grandissant chaque jour de motions des instances universitaires, des présidences d’université, des sections du CNRS, des sociétés savantes, des revues académiques, de tous les syndicats de l’ESR etc.), la 14e section du CNU, en accord avec l’appel intersyndical du 18 janvier 2019, demande solennellement au gouvernement de renoncer sans délai à ce projet d’augmentation des droits d’inscription. Elle demande aussi que toute référence à cette mesure - qui n’a pour l’instant aucune existence légale - soit ôtée immédiatement du site de Campus France.
Motion votée à l’unanimité par l’assemblée générale de la 14ème section (Études romanes) du CNU, le 30 janvier 2019.

Motion de la section 15 du CNU

Langues et littératures arabes, chinoises, japonaises, hébraïques, d'autres domaines linguistiques

La 15e section du CNU réunie en assemblée plénière à Paris a adopté le 7 février 2019 à l’unanimité des membres présents la motion suivante :
La hausse des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s extracommunautaires, qui a été annoncée le 19 novembre 2018 par le Premier Ministre français, constitue une atteinte exceptionnellement grave aux principes universalistes fondamentaux de l’enseignement supérieur et de la recherche. Cette mesure ne peut qu’affaiblir le rayonnement de la recherche et de l’enseignement supérieur en général, avec des effets singulièrement délétères dans les domaines couverts par la section 15 qui sont par essence ouverts à l’international et majoritairement aux pays non ressortissant de l’UE.
Cette augmentation mettrait en difficulté financière les étudiant.e.s étranger.e.s parmi les plus précaires et ferait renoncer nombre d’entre eux/elles à leur projet d’études en France ; elle serait une cause d’échec pour les étudiants ayant déjà entamé leurs études en France.
Les conséquences, pour nos formations et nos laboratoires de recherche, seraient désastreuses : en effet, devant la hausse des tarifs, de nombreux étudiants d’origine extra-communautaire préféreraient aller dans les pays anglo-saxons ; or leur accueil contribue à la production scientifique, à l’inscription et la visibilité des laboratoires et de la recherche française dans des réseaux mondiaux et des revues scientifiques à l’étranger.

Motion de la section 17 du CNU

Philosophie
Les membres du CNU section 17, réunis en Assemblée plénière, le 5 février 2019, déclarent s’opposer à l’augmentation annoncée des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers hors UE.
Cette mesure se traduira par une diminution du nombre global d’étudiants étrangers hors UE venant suivre leurs études en France, ainsi que par la sélection sur des critères financiers de ceux qui pourront encore venir.
Loin des objectifs affichés, c’est une baisse de la richesse et de la diversité des étudiants accueillis qui se prépare, ainsi qu’une perte de collaborations internationales futures, notamment avec un grand nombre de pays francophones. C’est également une mise en péril de la cohérence de l’esprit philosophique de l’Université française, dont la spécificité est l’ouverture vers les pratiques scientifiques de toutes les régions du monde, s’appuyant sur un réseau important d’étudiants, en particulier hors UE. C’est enfin un affaiblissement de certains secteurs professionnels, qui ont besoin d’étudiants très qualifiés et qui manqueraient cruellement demain si les mesures annoncées se concrétisaient.

La section 17 du CNU affirme donc son attachement à une université ouverte et craint par ailleurs que cette mesure ne prépare une augmentation générale des frais d’inscription à l’université et la transition vers un modèle, qu’il rejette, de financement de l’enseignement supérieur par l’endettement privé.

Motion de la section 18 du CNU

Architecture et Arts : plastiques, du spectacle, musique, musicologie, esthétique, sciences de l'art
La 18e section du CNU, réunie le 5 février 2019, poursuit ses travaux de qualifications aux fonctions de Maîtres de Conférences et de Professeurs des Universités. En ce jour de mobilisation nationale, elle dénonce avec vigueur et fermeté la décision annoncée le 19 novembre dernier par le Premier ministre Édouard Philippe de faire passer à 2770 euros en licence et à 3770 euros en master les frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers ne venant pas de pays de l’Union Européenne. Elle demande solennellement au gouvernement de renoncer totalement à ce projet d’augmentation.
Elle manifeste en outre son inquiétude à l’égard des projets annoncés de réforme des statuts de la fonction publique et de réduction massive du nombre des fonctionnaires ; et elle réaffirme avec force son attachement à ses missions de service public, dont elle a, à de nombreuses reprises, souligné la dégradation progressive
Adoptée à l'unanimité.

Motion de la section 19 du CNU

Motion du CNU 19 (Sociologie, Démographie) sur l'augmentation des frais d'inscription
La 19ème section du CNU (sociologie, démographie), réunie le 6 février 2019, s’oppose à l’augmentation des frais d’inscription dans l’enseignement supérieur pour les étudiant·e·s extra-communautaires. Elle dénonce par ailleurs le fait que cette hausse, qui n’a pour l’instant aucune existence légale, figure déjà sur le site de Campus France. Enfin, cette mesure injuste et discriminatoire pourrait être le fondement d’une hausse généralisée des frais d’inscription, ce que la section refuse.
En accord avec le large rejet de ce projet par la communauté universitaire française (illustré par le nombre de motions des instances universitaires, des présidences d’université, des sections du Comité National du CNRS, d'autres sections du CNU, des sociétés savantes, des revues académiques, des syndicats de l’ESR etc.), la 19ème section du CNU demande au gouvernement de renoncer à ce projet d’augmentation des droits d’inscription. Elle appelle l’ensemble des président·e·s d’universités et d’établissements de l’enseignement supérieur à s’engager fermement contre une mesure qui porte atteinte aux principes fondamentaux du service public de l’université.
33 votes (31 oui, 2 blancs)

Motion de la section 20 du CNU

Anthropologie biologique, ethnologie, préhistoire
Nous, membres de la 20e section du CNU, réunis le 7 février 2019 pour les travaux de qualifications aux fonctions de Maîtres de Conférences et de Professeurs, dénonçons avec la plus grande fermeté l'annonce du Premier ministre Édouard Philippe d'augmenter de manière discriminatoire les frais d'inscription aux formations universitaires pour les étudiants étrangers à l'Union Européenne (2770 euros en licence et 3770 euros en master et doctorat). Nous demandons résolument au gouvernement de renoncer définitivement à ce projet injuste pour les étudiants concernés et néfaste pour nos établissements d'enseignement supérieur et nos unités de recherche. Nous affirmons avec force notre profond attachement à un accès à l'enseignement supérieur respectueux d'une des valeurs fondamentales de notre République : l'égalité.
Adopté à l'unanimité à Bordeaux, le 07/02/2019

Motion de la section 21 du CNU

Histoire, civilisation, archéologie et art des mondes anciens et médiévaux
La 21e section du CNU (Histoire, civilisation, archéologie et art des mondes anciens et médiévaux), réunie le 1er février 2019,
dénonce avec vigueur et fermeté la décision annoncée le 19 novembre dernier par le Premier ministre Édouard Philippe de faire passer, dès la rentrée prochaine, à 2770 euros en licence et à 3770 euros en master les frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers ne venant pas de pays de l’Union Européenne. Elle demande solennellement au gouvernement de renoncer sans délai à ce projet d’augmentation.
Motion votée à l’unanimité moins une abstention.

Motion de la section 23 du CNU

Géographie physique, humaine, économique et régionale

La 23e section du CNU réunie en assemblée plénière à Montpellier a adopté le 30 Janvier 2019 à l’unanimité de ses membres la motion suivante :
La hausse des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s extracommunautaires, qui a été annoncée le 19 novembre 2018 par le Premier Ministre français, constitue une atteinte exceptionnellement grave aux principes universalistes fondamentaux de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Cette mesure ne peut qu’affaiblir le rayonnement de la recherche et de l’enseignement supérieur en général, avec des effets singulièrement délétères dans le domaine de la géographie qui est par essence ouverte à l’international. Cette augmentation mettrait en difficulté financière les étudiant.e.s étranger.e.s parmi les plus précaires et ferait renoncer nombre d’entre eux/elles à leur projet d’études en France. Les conséquences, pour nos formations et nos laboratoires de recherche, seraient désastreuses : les universités et les laboratoires de recherche en géographie accueillent un tiers de doctorant.e.s d’origine extra-communautaire et leur accueil contribue à la production scientifique, à l’inscription et la visibilité des laboratoires et de la recherche française dans des réseaux mondiaux et des revues scientifiques à l’étranger. L’enseignement supérieur et la recherche sont et doivent demeurer des biens communs.
La 23e section apporte son soutien aux organisations et aux établissements qui sont d’ores et déjà mobilisés pour défendre un modèle d’université ouverte, inscrite dans les collaborations internationales, et accessible à toutes et à tous sans distinction de nationalité, d’origine géographique ou de revenu.

Motion de la section 25 du CNU

Mathématiques
Le CNU 25 s'oppose fermement à la décision du gouvernement d'augmenter les frais d'inscription à l'université des étudiants non européens. Cette mesure implique une sélection sur des critères financiers à l'entrée des différents cycles de formation en Mathématiques, elle introduit des inégalités entre des étudiants étrangers et elle se traduira nécessairement par une baisse des inscriptions (en particulier dans les Masters et les Doctorats) des étudiants venant des régions les plus pauvres.
Le CNU 25 demande au gouvernement de revenir sur cette décision discriminatoire, qui diminue notre ouverture à l'international, en freinant brutalement le développement de relations scientifiques fragiles avec les pays non-européens.

Motion de la section 26 du CNU

Mathématiques appliquées
La 26eme section du CNU, réunie le 14 février 2019, dénonce avec vigueur et fermeté la décision annoncée le 19 novembre dernier par le premier ministre Edouard Philippe de faire passer, dès la rentrée prochaine, à 2770 euros en licence et à 3770 euros en master ou en doctorat les frais d’inscription à l’université pour les étudiant·es étranger·es ne venant pas de pays de l’Union Européenne. Elle demande solennellement au gouvernement de renoncer sans délai à ce projet d’augmentation.

Motion de la section 28 du CNU

Milieux denses et matériaux
La 28e section du CNU affirme son attachement à une université ouverte à toutes et à tous. Elle estime que la hausse des droits d'inscription à l'Université pour les étudiants étrangers «non communautaires» constitue une discrimination par l'argent qui menace le rayonnement de nos établissements et la diversité de nos publics, richesse de nos enseignements.
La 28e section exprime son opposition la plus ferme à la mesure annoncée, sans concertation préalable avec la communauté universitaire, par le premier ministre Édouard Philippe le 19 novembre dernier. Elle demande donc solennellement au gouvernement de renoncer définitivement à ce projet injuste pour les étudiants concernés et néfaste pour nos établissements d'enseignement supérieur et nos unités de recherche.
Nombre de votants : 70
Oui : 67
Non : 2
Refus de vote : 1

Motion de la section 34 du CNU

Astronomie, Astrophysique
Le 19 novembre dernier, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé la volonté de faire passer, dès la rentrée prochaine, à 2 770 euros en licence et à 3 770 euros en master et en doctorat les frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers ne venant pas de pays de l’Union Européenne. Alors que ce projet se présente comme destiné à encourager la venue des étudiants étrangers, son affichage sur le site de Campus France a déjà provoqué une baisse globale significative des dépôts de dossiers des étudiants extra-communautaires par rapport à l'an dernier.
Cette mesure ne peut qu’affaiblir le rayonnement de la recherche et de l’enseignement supérieur en général ; les conséquences, pour nos formations et nos laboratoires de recherche, seraient désastreuses dans le domaine de l'astronomie qui est, par essence, très largement ouvert à l’international.
La 34ème section du CNU, réunie le 12 février 2019, rappelle que l’enseignement supérieur et la recherche sont et doivent demeurer des biens communs. Elle demande solennellement au gouvernement de renoncer sans délai à ce projet d’augmentation.
Motion votée à l’unanimité

Motion de la section 35 du CNU

Structure et évolution de la Terre et des autres planètes

Le 6 février 2019,
La section 35 du CNU reprend à son compte la motion votée à l’unanimité au CT MESRI le 4 février 2019.
La section 35 s’oppose à l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiantes étranger.ères extracommunautaires et demande le retrait du projet.
Comme le CT MESRI, la section 35 reprend à son compte l'appel du 18 janvier 2019 :
Le Premier ministre a annoncé, le 19 novembre 2018, une hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers extra-communautaires. Ces frais s’élèveraient dès la rentrée 2019 à 2770 € en Licence et à 3770 € en master et en doctorat.
Cette augmentation mettrait en difficulté financière les étudiants étrangers parmi les plus précaires et risquerait de faire renoncer nombre d’entre eux à leur projet d’études en France. Les conséquences, pour nos formations et nos laboratoires de recherche, seraient désastreuses. C’est une attaque contre les valeurs humanistes et universalistes de l’université française. C’est une attaque contre la recherche publique, qui accueille un tiers de doctorants d’origine extra-communautaire. Pourtant leur accueil contribue à la production scientifique de nos laboratoires et enrichit nos échanges internationaux.
En outre, les organisations signataires craignent que cette mesure conduise à une hausse généralisée des frais pour l’ensemble des étudiants en France. Elles défendent un modèle d’université gratuite, ouverte à toutes et à tous sans différenciation de nationalité ou d’origine géographique.
Les organisations syndicales signataires appellent à soutenir et à s’inscrire dans toutes les initiatives de mobilisations syndicales nationales et locales (assemblées générales, motions, délégations, colloques, rassemblements, manifestations, ...) à partir de ce jour et ce jusqu’au retrait de ce projet.
La section 35 du CNU demande à Campus France d’afficher les frais d’inscription qui ont actuellement cours et non ceux proposés par le gouvernement mais qui n'ont fait l'objet d'aucun débat ni de la moindre décision.
Par cette motion, dans la continuité de la motion quasi-unanime du CNESER du 20 décembre 2018, et du vote unanime du CT-MESRI le 4 février 2019, la section 35 du CNU enjoint le gouvernement à retirer cette mesure qui va à l’encontre des valeurs portées par notre système éducatif.

Vote : 33 présents
POUR : 29
CONTRE : 0
ABSTENSION : 4

Motion de la section 36 du CNU

Terre solide : géodynamique des enveloppes supérieure, paléobiosphère
Le 19 novembre dernier, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé la volonté de faire passer, dès la rentrée prochaine, à 2770 euros en licence et à 3770 euros en master et en doctorat les frais d'inscription à l'université pour les étudiants étrangers ne venant pas de pays de l'Union Européenne.
Pour rappel, l'assemblée plénière de la CP-CNU réunie le 22 novembre 2018 a adoptée la motion suivante : « La CP-CNU s'inquiète du renforcement des inégalités sociales dans l'ESR et s'oppose à toute augmentation significative des droits d'inscriptions des étudiants ».
Alors que ce projet se présente comme destiné à encourager la venue des étudiants étrangers, son affichage sur le site de Campus France a déjà provoqué une baisse globale significative des dépôts de dossiers des étudiants extra-communautaires par rapport à l'an dernier.
Cette mesure ne peut qu'affaiblir le rayonnement de la recherche et de l'enseignement supérieur en général ; les conséquences, pour nos formations et nos laboratoires de recherche seraient désastreuses dans le domaine des Sciences de la Terre qui sont, par essence, très largement ouvertes à l'international.
La 36ème section du CNU rappelle que l'enseignement supérieur et la recherche sont et doivent demeurer des biens communs. Elle demande solennellement au gouvernement de renoncer sans délai à ce projet d'augmentation.

Motion de la section 60 du CNU

Mécanique, génie mécanique, génie civil
La 60e section du CNU, réunie du 4 au 8 février 2019, regrette fortement la décision annoncée le 19 novembre dernier par le Premier ministre d'amener, dès la rentrée prochaine, à 2770 euros en licence et à 3770 euros en master et doctorat les frais d’inscription à l’université pour des étudiants étrangers ne venant pas de pays de l’Union Européenne. Cette décision a été prise sans concertation avec la communauté universitaire. La section 60 du CNU demande donc au gouvernement de surseoir sans délai à ce projet d’augmentation et d'engager les discussions avec cette communauté.
Votée par la section CNU 60 le 6 février 2019, par 34 voix pour et 4 abstentions.

Motion de la section 64 du CNU

Biochimie et biologie moléculaire
La 64ème section du CNU, réunie en session plénière du 4 au 6 février 2019, s’oppose à l’unanimité à la décision annoncée le 19 novembre dernier par le 1er ministre Édouard Philippe de faire passer, dès la rentrée prochaine, les frais d’inscription à l’université pour les étudiants extra-communautaires à 2770 euros en licence et 3770 euros en master et doctorat. Elle demande solennellement au gouvernement de renoncer sans délai à ce projet d’augmentation des droits d’inscription.

Motion de la section 69 du CNU

Neurosciences
La 69e section du CNU, réunie en session plénière les 4, 5 et 6 février 2019, dénonce la décision annoncée le 19 novembre dernier par le Premier ministre Édouard Philippe de faire passer, dès la rentrée prochaine, à 2770 euros en licence et à 3770 euros en master les frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers ne venant pas de pays de l’Union Européenne. Elle demande au gouvernement de renoncer à ce projet, complètement contraire aux valeurs de la formation publique et de la dissémination des savoirs accessibles à tous, indépendamment de toute origine. Une telle décision nuirait au rayonnement international des universités françaises.
Votée à l’unanimité le 5 février 2019.

Motion de la section 70 du CNU

Science de l’éducation et de la formation
La 70e section du CNU affirme son attachement aux valeurs d’universalité de la recherche et de l’enseignement universitaire. Elle considère discriminatoires les décisions d’augmentation des droits d’inscription aux étudiants extra-communautaires, mesure qui mettra en difficulté les étudiants les plus précaires en portant atteinte à l’une des devises de la République : la fraternité.
Motion adoptée à la majorité de ses 47 membres (43 pour ; 1 contre ; 3 ne s’expriment pas)

Motion de la section 72 du CNU

Épistémologie, histoire des sciences et des techniques
Les membres de la 72e section du Conseil National des Universités affirment leur attachement à une université ouverte et s'opposent à l'augmentation annoncée des frais d'inscription à l'université pour les étudiants extracommunautaires. Ils soutiennent les universités qui refusent cette mesure discriminatoire.
Ils constatent chaque année le nombre de thèses de qualité préparées dans des laboratoires français par de tels étudiants et ne peuvent que dénoncer une telle mesure qui se traduira par une diminution du nombre global des étudiants extracommunautaires venant enrichir la recherche. Les membres de la 72e section du Conseil National des Universités s’étonnent par ailleurs de la contradiction entre les discours prônant la francophonie et cette mesure incompréhensible.
La 72e section craint par ailleurs que cette mesure ne prépare une augmentation générale des frais d'inscription et la transition vers un modèle de financement de l'enseignement supérieur par l'endettement privé.
Votée à l’unanimité le 05/01/2019.