Journées doctorant·es Mocqua 2026


Une trace des journées doctorant·es de l'équipe Mocqua, qui ont eu lieu au Loria (en salle B013) le 26 mars 2026. Les exposés apparaissent par ordre de présentation dans la journée. Les titres des exposés sont des liens vers les slides, lorsqu'ils existent. Un grand merci à toutes les personnes qui ont exposé, ainsi que celles qui ont apporté des gâteaux pour la pause de l'après-midi.

A programming language for quantum control and indefinite causal orders

Kathleen Barsse

Coherent control is a concept in quantum computing in which several processes can be executed in a superposition controlled by some quantum state. We focus on indefinite causal orders (ICO), an important subclass of coherent control in which the ordering of processes is in a superposition. Processes with ICO are known to enable some speedup in comparison to classically controlled quantum computing. For this reason, the study of programming languages with coherent control has been attracting an increasing amount of interest. In this talk, I will present a higher-order functional programming language that supports processes with ICO. We give a type system based on linear logic and define a call-by-value operational semantics. I will outline two key features of the operational semantics that allow us to define quantum control: superpositions of terms in the execution of programs, and labeling p robabilistic processes.

Complexité des espaces topologiques

Alexis Terrassin

Dans cette présentation, je m'intéresserai à la complexité descriptive de certaines propriétés topologiques d'espaces compacts métrisables, dans le cadre de leur classifi cation à homéomorphisme près. En m'appuyant sur les outils de la théorie descriptive des ensembles, je montrerai comment on peut mesurer la complexité borélienne de propriétés comme le fait d'être hom éomorphe à une surfaces fermées fixées.

(Note: exposé au tableau.)

Compositionnalité dans les sous-décalages de type fini

Théo Joffroy

La dynamique symbolique s'intéresse aux systèmes dynamiques sur des mots infinis (ou bi-infinis). On peut représenter certains de ces systèmes comme des chemins infinis (ou bi-infinis) sur des graphes. Une question ouverte du domaine est de décider quand deux objets ainsi définis (appelés sous-décalages de type fini) sont isomorphes en tant que systèmes dynamiques (on parle alors de conjugaison) dans le cas des mots bi-infinis. Cette propriété peut s'exprimer à travers différents formalismes comme les automates cellulaires, les graphes ou encore les matrices. Mon exposé présentera le problème de la conjugaison, les formalismes qui permettent de l'aborder et introduira une nouvelle approche, qui considère des sous-décalages "avec bords" et utilisant des graphes "ouverts" (munis d'entrées et sorties). En particulier, nous verrons que ce formalisme est compatible avec une notion de composition qui conserve la théorie de la conjugaison, et qui constitue le sujet principal de ma thèse.

CORDIC

Guilhem Gamard

Pour rigoler un peu avant la pause repas je vous présenterai mon algorithme préféré, le

        COördinate Rotation DIgital Computer
qui calcule le sinus et le cosinus d'un nombre donné en entrée, disons un multiple entier de 2⁻⁶¹.
CORDIC a été conçu et implémenté à une époque où les processeurs ne connaissaient pas la multiplication. Chaque tour de boucle se contente donc de faire une ou deux comparaisons d'entiers, un accès mémoire (qui sera en fait gratuit), quelques additions et quelques décalages binaires. En k tours de boucle il donne la sortie avec une précision de 2⁻ᵏ.
Lorsqu'on explique l'idée de l'algorithme, la réaction normale est: «ça ne marchera jamais». Sauf qu'à la fin ça marche quand même. (Bien sûr qu'il y a une arnaque.)

(Note: Guilhem n'est pas doctorant, mais il a exposé aussi dans un esprit de solidarité avec la surcharge de travail qu'a demandé aux doctorant·es la préparation de ces exposés.)

Reasoning for Qudit Circuits

Colin Blake

Quantum programs are most often represented as quantum circuits: sequences of gates acting on registers of quantum systems. But in practice, writing a circuit is only the beginning. To optimise code, adapt it to hardware constraints (connectivity / mapping), and verify correctness, we need reliable ways to transform circuits while preserving their meaning. A convenient approach is equational reasoning: we specify a set of rewrite rules (axioms) and use them to derive when two circuits are equivalent. My PhD focuses on extending this story beyond qubits, towards higher dimensions (qudits), and on making equational theories usable by reducing redundancy and organising rewrite systems around normal forms etc. In this talk I will first introduce the basic ideas of quantum circuits and explain why gate sets and circuit fragments play an important role in quantum software. I will then discuss how equational reasoning is used to reason about and optimise circuits, and how these ideas extend to higher-dimensional quantum systems. Finally, I will present some of my recent work on equational theories for different kind of qudit circuits and explain how it fits into the broader goal of building practical tools for reasoning about quantum programs.

Graphical Approach of Symbolic Dynamics

Vivien Ducros

Taking inspiration from the graphical representation of the Thompson group of transformations on binary trees, I use diagrammatical methods to study the cylinder maps on an edge-shift.
The elements of an edge-shift are sequences of symbols determined by strong local constraints: the sequences can be obtained as infinite paths on a directed graph. For a fixed graph, the topological full group, defined as the set of all cylinder maps, generalises the Thompson group V.
We define the colored PROP (i.e. a symmetric monoidal category whose objects are lists of colors) of generalised cylinder maps, for which I have diagrams given by generators and relations, and with a normal form.

Resource-Aware Quantum Programming with General Recursion and Quantum Control

Thomas Vinet

This talk will discuss about the hybrid quantum language with general recursion Hyrql, driven towards resource-analysis. By design, Hyrql does not require the specification of an initial set of quantum gates. Hence, it  is well amenable towards a generic cost analysis, unlike languages that use different sets of quantum gates, which yield quantum circuits of distinct complexity.
One perk of Hyrql is that we can relate the runtime of an expressive fragment of $\hyrql$ programs with the size of the corresponding quantum circuits. We also manage to capture the class of functions computable in quantum polynomial time, which, by Yao's Theorem, corresponds to families of circuits of polynomial size.
Finally, we will discuss about how we can translate terms of Hyrql to Term Rewrite Systems, and how we can relate faithfully termination and runtime complexity of both worlds. This allows us to use existing techniques to check the verification of such properties, and, altogether, to be able to automatize giving guarantees on size of quantum circuits.

Complexité paramétrée de relations entre les sous-shifts

Rémi Pallen

Les sous-shifts sont des ensembles de coloriages. Plusieurs relations entre les sous-shifts sont très usuelles de nos jours: l'égalité, l'inclusion, être "dynamiquement équivalent" (i.e être conjugué), et plein d'autres. Leurs complexités sont bien connues (souvent indécidables), mais dans ce séminaire nous parlerons de leurs complexités paramétrées. Par exemple, pour un sous-shift fixé Y, quelle est la complexité de savoir si un sous-shift X est conjugué à Y? Connaître la complexité de ces problèmes et notamment de cerner la frontière entre décidabilité et indécidabilité permet de mieux comprendre les raisons profondes de l'indécidabilité de leur version non paramétrée.