Une histoire d’ordinateurs

À l’occasion des 50 ans du Loria et des 40 ans de l’Inria dans le grand-est, j’ai prêté au laboratoire un de mes anciens ordinateurs. À une époque où la programmation semble pour certains ne plus pouvoir se faire sans l’aide d’une ʽʽintelligence artificielleʼʼ, il m’a semblé intéressant de revenir sur les étapes de mon apprentissage de l’informatique.

Origines

Je n’ai pas connu, comme certains de mes collègues (pas encore partis à la retraite), l’époque où la programmation des ordinateurs se faisait avec des cartes perforées (UPC, WP). Et encore moins celle de Turing, où il me semble qu’il fallait régler des rhéostats ou commuter des interrupteurs d’une ʽʽbombeʼʼ.

C’est durant l’été 1983, lors d’un séjour linguistique en Californie (à Los Angeles, pas si loin du garage à l’origine d’Apple), que j’ai eu mon premier contact avec l’informatique. En effet, mon correspondant était inscrit à un club d’informatique, et passait plusieurs heures chaque mercredi à se familiariser à la programmation.

Un Apple IIe et son écranDe retour en France, j’ai eu envie de suivre son exemple. Je n’ai pas trouvé de club d’informatique (même à Paris, l’informatique était encore un domaine peu répandu), mais j’ai eu la chance d’avoir un camarade qui avait un Apple IIe (image de droite). Il a gentiment accepté de me laisser en profiter de temps en temps. J’ai donc eu la chance de commencer la programmation en Basic avec un clavier et un écran, même si celui_ci était monochrome (en dégradés de vert, comme la pluie numérique de Matrix).

Débuts difficiles

téléviseur noir & blanc Brionvega Algol 11Évidemment, cela ne m’a pas suffit. Ma sœur et moi avons réussi à convaincre nos parents de nous offrir un (très) petit ordinateur : un Sinclair ZX81 (image ci-dessous). Son prix modique a du aider (c’était peut-être même un modèle d’occasion). Nous le branchions sur un (tout petit) téléviseur noir & blanc (un Brionvega Algol 11, image de droite, © DocTSF), pour taper des programmes proposés dans un magazine (probablement Hebdogiciel).

Sinclair ZX81Nous nous sommes vite aperçu que ce n’était pas un cadeau. Son clavier à membrane, intégré à la coque de l’ordinateur, semblait déformer celle-ci à chaque fois que nous appuyions sur une touche : il fallait parfois (souvent) insister pour que le caractère apparaisse. Et il arrivait souvent que cette déformation appuie sur le bloc d’alimentation, déclenchant (beaucoup trop souvent à notre gout) une coupure de courant et donc l’effacement de la mémoire et la perte du programme en cours de rédaction. Le pire est que les coupures d’alimentation se produisaient même pendant l’enregistrement du programme (sur cassette audio, s’il vous plaît, avec un magnétophone – sans doute un baladeur, produit incontournable des années ’80).

RévolutionAtari 1040STf et son écran

Continuer dans ces conditions n’était pas possible. J’ai réussi à convaincre mes parents (ma mention « assez bien » au bac, en 1986, a dû aider) de m’aider à acheter un vrai ordinateur, un Atari 520 STf. Et, quand je parle de vrai ordinateur, je fais référence à la véritable révolution démarrée en 1984 par le Macintosh : l’apparition d’ordinateurs personnels dotés d’une vraie interface graphique (comme le montre l’image de droite).

Attention, quand je parle de vrai interface graphique, je veux dire un programme capable de tracer des formes géométriques, ce qui permet de définir un bureau, des fenêtres et le pointeur de la souris. Il faut savoir que, sur les ordinateur avant le Macintosh, l’affichage graphique se faisait en utilisant des caractères dont la forme était spécialement définie pour allumer les pixels voulus. Ces interfaces graphiques changent toute la donne, même si la résolution n’est pas encore au rendez-vous : là où un ZX81 avait une résolution monochrome de 256 × 192, le Macintosh était à 512 × 342 (aussi monochrome). L’Atari, de son coté, laissait le choix entre 320 × 200  en 16 couleurs, 640 × 200 en 4 couleurs ou 640 × 400 en monochrome. On était très loin de la 4K : je l’utilisais avec un téléviseur cathodique de 36 cm de diagonale.

Atari 520 STf personnelJe ne saurais indiquer le nombre d’heures que j’ai passées sur cet ordinateur (pas même un ordre de grandeur), à programmer ou à jouer à un des nombreux jeux que j’avais : Arkanoid, Ultima III, Star Wars, Star Teck, Dungeon Master, The Bard’s Tale, Stunt Car, Vroom, et tant d’autres. Tout cela avec l’aide de l’incroyable ST magazine. Nostalgie, nostalgie : 40 ans après, j’ai ressorti cet ordinateur du carton de mon grenier, pour qu’il soit exposé au Loria à l’occasion de ses 50 ans, parmi d’autres machines de cette époque.

Spécialisation

Sparc 1 et son écranPendant mon magistère (bac. +3 à +5) d’informatique et modélisation, de 1989 à 1992, j’ai découvert de nombreuses notions (logique & programmation, système, parallélisme, etc.) et beaucoup d’autres langages : impératifs (Pascal, C), fonctionnels (Lisp et ProLog), à objets (Eiffel), de scripts (csh puis tcsh), etc. J’ai du coup utilisé les stations de travail de mon école, des Sun sous SunOS (basé sur BSD) avec XWindows/X11. Le changement de sortie graphique (monochrome mais à plus grande résolution, bien pratique pour gérer de nombreuses fenêtres réparties sur plusieurs bureaux virtuels) s’est accompagnée d’une montée en puissance de calcul, pour un aspect extérieur plus strict (format pizzabox, un parallélépipède rectangle).

SGI Indy et son écranJ’ai ensuite fait mon armée (scientifique du contingent) et ma thèse à Grenoble, dans l’équipe Sharp du Lifia (près de la gare) puis du laboratoire Gravir et de l’Inria Rhône-Alpes, à Montbonnot. Nous utilisions des Sparc – génération suivante de Sun, avec Solaris (Unix), toujours monochrome – ou des SGI avec Irix, pour simuler en 3D et en couleur des bras manipulateurs (mais pas que). Par manque de machine, il m’est quand même arrivé de travailler au Lifia sur un VT 100 (terminal textuel). C’est à cette époque que j’ai commencé à administrer des machines (les Sun de l’équipe, un collègue se chargeant des SGI).

ProfessionThymio 2

Lego MindstormsDepuis mon arrivée à Nancy en 1999, dans l’équipe Maia puis Larsen du Loria et de l’Inria Grand-Est, j’ai utilisé (et administré) majoritairement des Dell (d’abord des tours, puis des portables), avec toujours plus de résolution et de couleurs (qui sont pratiques pour la reconnaissance syntaxique ou la clarté des schémas – quoique), utilisant Red Hat jusqu’à 2005 environ puis Ubuntu depuis. Je continue à suivre l’évolution du système Linux (cf mon dernier article), mais je passe plus de temps à enseigner et à gérer les robots (Thymio – à droite – et Lego Mindstorms– à gauche) du département informatique de la faculté des sciences et technologies de l’université de Lorraine, et à poursuivre mes recherches quand il me reste un peu de temps.

Splitting an Ubuntu encrypted partition

Context

When using a laptop, having an encrypted partition is now a security requirement. The simplest way to have one under Ubuntu is to ask for it during the installation. However, the default LVM + encrypted installation only creates one partition, containing both / and /home.

Objective

Having two partitions allows to separate the system (in /) from the configurations and data (in /home). In that situation, any system modification (e.g., an update or an upgrade) operates in a separate partition of the disk, and has nearly no risk to modify your configurations and data.

It does not mean you don’t have to save them, it just limits the risks of system operations.

Process

Splitting the partition in two has two drawbacks: you cannot do it on your system (you need to run an external one, e.g. on a USB key, as a mounted ext4 partition cannot be shrank), and it uses some line commands (I did not find any GUI – as e.g. gparted – able to do it) which are rarely used.

As I did not find any help on that process online, I did some mistakes and had to reinstall my system from scratch twice. Reading this page should help you to avoid that!

Once your system is installed (on an encrypted partition with a single LVM logical volume), you will have to:

  1. Start your laptop on an external system, using for example the USB key used to install your system.
    This may require some change in the BIOS (which can prevent a boot on USB).
  2. Unlock your encrypted partition (but do not decrypt it, as re-encryption is not possible without data loss), using

    sudo cryptsetup open <partition_device> <partition_name>

    where <partition_device> is your partition device (/dev/…, which can be found either using gparted or with lsblk), and <partition_name> is the name you choose for the decrypted device. The command will ask for your passphrase.

  3. Shrink the logical volume containing your system, using

    sudo lvresize -r -L <size> <LV system name>

    where <size> is the desired size of your system logical volume (e.g. 128G for 128 GB) and <LV system name> is the name of this logical volume, which can be found using lvs, and is of the form <VG name>/<LV name>, i.e. is composed of the name of the volume group and the name of the logical volume in it.

    This is the action which requires to be on an external system, as the -r argument will also ask fsadm to shrink the contained ext4 partition using resize2fs, which cannot be done on a mounted partition.

  4. Create the additional logical volume, using

    sudo lvcreate -l 100%FREE -n <LV data name> <VG name>

    where <VG name> is the name of the volume group containing your system logical volume (in which you add the new logical volume) and <LV data name> is the name of this new logical volume.

    You also have to format this logical volume to add an ext4 partition, using

    sudo mkfs -t ext4 /dev/mapper/<VG name>-<LV data name>

  5. Mount the two partitions (/ and /home) and move your data from the home directory of the / partition to the /home partition : using two tar allows to keep any special file (as, e.g., symbolic links).
  6. Update the file system table (etc/fstab in /) to mount the two partitions : you can use /dev/disk/by-id/dm-name-<VG name>-<LV data name> as first parameter, to identify your partitions ; last parameter is 1 for / partition and 2 for the /home partition.

You can then restart your computer normally, and check with df -h / /home that system and data are separated.

Faut-il continuer à utiliser Ubuntu ?

La question peut paraître saugrenue, surtout quand on pense qu’Ubuntu a été pendant des années un système plébiscité par beaucoup. Et pourtant, les dernières versions LTS (“Long Term Support” : support à long terme) ont sérieusement érodé la confiance que certains plaçaient dans ce système :

  1. les soucis d’Ubuntu 16.04 ;
  2. Ubuntu 18.04, pas vraiment (vraiment pas ?) un sauveur ;
  3. Ubuntu 20.04, toujours pas mieux ?

Les soucis d’Ubuntu 16.04

Dans la distribution 16.04 d’Ubuntu (mais aussi de ses variantes KUbuntu, LUbuntu, XUbuntu, EdUbuntu, …), de nombreux logiciels ont posé des problèmes :

  • certains ont eu des comportements inadéquats dans certaines situations, comme la page d’accueil (LightDM) en présence d’écrans multiples (passage de l’écran intégré d’un portable à un écran externe ou à un vidéo-projecteur :  affichage parfois irrécupérable, l’ordinateur devant être relancé) ;
  • d’autres plantaient carrément, comme par exemple Gimp lorsqu’on utilisait l’outil de transformation par cage.

Cinq années plus tard, certains de ces problèmes (dont les deux cités plus haut) n’ont toujours pas été résolus, alors même qu’il existait des solutions (pour Gimp, lier le code à une version antérieure d’une bibliothèque, comme initialement prévu par les développeurs). Cette distribution a donc toujours été assez désagréable à utiliser, au point où certains sites ont préféré continuer (très longtemps) à utiliser la version LTS antérieure (Ubuntu 14.04).

Ubuntu 18.04, pas vraiment (vraiment pas ?) un sauveur

La sortie de la version LTS suivante, Ubuntu 18.04, a du coup été perçue comme une très bonne nouvelle. Pas pour très longtemps, malheureusement. En effet, en voulant à tout pris paraître plus à jour, la version 18.04 d’Ubuntu a choisi de proposer des versions plus récentes de certains environnements de développement comme Qt ou ROS, et uniquement ces versions.

Ainsi, alors qu’il est possible d’utiliser Qt4 ou Qt5 dans Ubuntu 16.04, Ubuntu 18.04 n’a longtemps proposé que Qt5. Or, le passage de Qt4 à Qt5 n’est pas anodin, la compatibilité ascendante n’ayant pas été assurée :  certaines classes, servant à mettre en œuvre des comportements, ont disparu au profit d’autres mises en œuvre (par exemple, la classe QSignalMapper servant à lier un identifiant entier ou chaîne de caractères à un bouton et permettant de connecter plusieurs boutons à une seule méthode). Pour un enseignant-chercheur utilisant Qt4 pour ses cours et sa recherche, le passage de Ubuntu 16.04 à Ubuntu 18.04 était donc compliqué, si son code ne pouvait pas tourner sous Qt5 : trouver du temps pour mettre à jour son code est rarement facile.

Pour ROS, le problème était encore pire : seule la toute nouvelle version Melodic était disponible pour Ubuntu 18.04. Or, de nombreux paquets de ROS n’étaient disponibles que pour la version précédente Kinetic. Passer à Ubuntu 18.04 supposait donc d’assurer le portage de Kinetic à Melodic de tous les paquets de ROS requis par mes programmes. Autrement dit, une tâche encore plus irréalisable (car beaucoup plus coûteuse en temps) que celle concernant Qt. Heureusement, ces paquets ont été portés par d’autres personnes… Au bout d’un ou deux ans !

En conséquence, j’ai du attendre plusieurs années avant de pouvoir migrer d’Ubuntu 16.04 à 18.04, malgré les nombreux soucis du premier système…

Ubuntu 20.04, toujours pas mieux ?

Quant à Ubuntu 20.04, il semble continuer sur la même lancée : pas de version Melodic de ROS mais la suivante (encore très incomplète, évidemment), et des logiciels ne fonctionnant pas correctement (par exemple, hplip permet bien d’imprimer avec les imprimantes HP, mais pas de scanner avec certaines)… Et je n’ai que très peu essayé cette distribution, du fait du premier point !

En conclusion, j’envisage très sérieusement de renoncer à la distribution Ubuntu, bien qu’elle soit largement utilisée dans mon université et mon laboratoire de recherche, à moins que leur politique ne change radicalement. Je me tournerais sans doute vers Debian, qui propose une version stable très sûre (sans tous ces problèmes) et qui reste très proche d’utilisation d’Ubuntu. Qui vivra verra !..

Installing a Canon Printer on XUbuntu 18.04

Now that I have Aseba Studio working, I tried to get connected to my Canon Wi-Fi printer, and it is once again quite difficult. Is there something rotten in Ubuntu’s world?

Let us start by the beginning, and describe my printer’s configuration: it is a Canon Pixma MG4250, connected by Wi-Fi to my Freebox Revolution. It is detected by system-config-printer, which by default chose automatically the corresponding driver, by failled at last step to define the new printer and returned cups-error-internal-error. My first reaction was of course to check the Web for others having a similar problem, and the way they solved it if any did, but I did not find anything relevant.

I then tried something else: instead of choosing the automatically detected printer, I gave the URI found on XUbuntu 16.04, which is cnijnet:/ followed by (what I think to be) the MAC address of the printer. I then had to choose a driver (where system-config-printer automatically did it in previous method), but adding the printer still failled at last step, this time with cups-error-not-possible.

At last, I applied the method which worked on XUbuntu 16.04, which is to use Canon driver. I chose the Debian archive from their page, and tried to install it. However, it needed three packages (libpango1.0, libpng12 and libtiff14) while only the first is still available on 18.04 (the two others are obsolete). A web search indicated that older packages can be used, I thus got those of the previous LTS (xenius) on the Ubuntu archive site (but the last one, libtiff14, needs a direct access to tiff directory of the French archive site, as the library is not referenced, only its dev part). Once those package are saved and installed (with a sudo dpkg -i ...), Canon’s installation script works fine, and adds the printer. Everything now works fine.

As I found abnormal the two errors sent by system-config-printer, I filled a bug report on launchpad.

Missing Aseba Studio on Ubuntu 18.04

I am using Aseba Studio as development tool for the Thymios (personal French page | official English one) in several courses at master level.  I longed for Ubuntu 18.04 to come out, in order to replace this (%§$*!) buggy Ubuntu 16.04, but the aseba package provided in Ubuntu 18.04 has also a bug (cf Launchpad): several executables are missing, including those I need (Aseba Studio).

As some of my future students may also need it, I decided to solve this bug by compiling the whole package from the sources available on github. It was not easy as the contained file indicating how to compile forgot several needed package, and github provided a master archive with some empty directories. I reported the problem, found out how to compile, and sum up everything in an archive (19.4 Mo, TarBzip file) containing the 3 github archives (1.6.9 master + dashel + enki), a building script and a read-me, which makes the compilation quite straightforward. Feel free to use and give your feedback.

Edit: Thymio seems now (in September 2019) to provide a valid package (with 1.6.1 version) for Ubuntu 18.04 on its page. I still wait for my students to verify whether this package does work.

Installer XUbuntu 18.04 sur un HP 14-cf0013nf

(I translated the previous article, as most of the pages on wich I added a reference to it were in French.)
Cette page est référencée par la liste des portable HP testés sous Ubuntu, et sur la liste des cartes Wi-Fi fonctionnant sous Ubuntu et celle des matériels bluetooth pris en charge…

L’installation de ce portable comporte deux points techniques : la gestion de la carte carte combo wifi/bluetooth Realtek RTL8723DE, et la configuration de VMware pour utiliser le système Windows installé en dual-boot.

Activer le Wi-Fi et le bluetooth

Le portable HP 14-cf0013nf contient une carte mère Intel® Core™ i3-7020U avec une carte graphique HD Graphics 620. Les deux sont parfaitement reconnues par XUbuntu 18.04. Ce n’est cependant pas le cas pour la carte combo wifi/bluetooth Realtek RTL8723DE : elle a besoin de quelques manipulations pour fonctionner correctement !

J’ai trouvé deux solutions pour faire fonctionner le Wi-Fi (Network Manager ne montre à l’origine aucun réseau Wi-Fi, car le module du noyau ne gère pas correctement la carte RTL8723DE) :

  1. La solution la plus souvent recommandée (y compris par HP – en anglais) est d’utiliser la branche extended du dépôt GitHub rtlwifi_new de Larry Finger. Vous pouvez soit récupérer l’archive sur la page, soit utiliser git ou svn pour télécharger le code.
    Vous pouvez alors soit compiler et installer ce code (make; sudo make install), soit utiliser dkms pour le faire (sudo dkms add ./rtlwifi_new; sudo dkms install rtlwifi-new/0.6). La seconde solution est préférable, car le module devrait être automatiquement recompilé pour tout nouveau noyau (si j’ai bien compris). Vous aurez besoin d’installer le paquet build-essential, ainsi que dkms (en anglais) pour la seconde solution.
    Vous pouvez alors utiliser ce module avec sudo modprobe -v rtl8723de ant_sel=1, le dernier argument indiquant quelle antenne vous voulez utiliser (1 ou 2,testez les deux pour trouver celle qui fonctionne le mieux). Attention : cette solution n’est pas efficace pour mon portable, le signal Wi-Fi étant plus faible (entre 50 et 60 %) que sous Windows avec le même portable, ou sous Xubuntu avec d’autres.
  2. En cherchant un moyen d’avoir un meilleur signal, j’ai trouvé dans un des problèmes (en anglais) du dépôt de Larry Finger une référence à un module de smlinux, qui est plus récent.
    J’ai commencé par enlever l’autre module: sudo service NetworkManager stop; sudo rmmod -f rtl8723_common rtl8723de; sudo dkms uninstall rtlwifi-new/0.6; sudo dkms remove rtlwifi-new/0.6 --all; sudo service NetworkManager start.
    Comme ci-dessus, vous pouvez récupérer l’archive or télécharger le code, puis compiler et installer ce code (make; sudo make install) or utiliser dkms (sudo dkms add ./rtl8723de; sudo dkms install rtl8723de/5.1.1.8_21285.20171026_COEX20170111-1414). Une fois le module lancé (toujours avec sudo modprobe -v rtl8723de ant_sel=#), le signal Wi-Fi est bien meilleur (similaire à Windows ou à un autre portable)!

Pour les deux solutions, le Secure Boot doit être désactivé, ou le module n’est pas démarré (et vous n’avez de nouveau aucune connexion Wi-Fi dans Network Manager). Cela peut (c’était mon cas) changer l’ordre des Boot Loaders, mettant en premier celui de MS (qui démarre Windows) au lieu du grub (qui donne le choix). Il faut alors remettre le bon ordre dans les réglages du Bios.

Il est dommage qu’aucun de ces deux modules ne soit proposé d’une manière plus simple, comme le module de Dmitry Tunin (pointé dans la liste des portable HP testés sous Ubuntu) qui est disponible sous la forme d’un paquet : sudo add-apt-repository ppa:hanipouspilot/rtlwifi; sudo apt-get update; sudo apt-get install rtlwifi-new-dkms; echo "options rtl8723be fwlps=1 ips=0 ant_sel=2" | sudo tee /etc/modprobe.d/rtl8723be.conf. C’est plus simple à installer, mais ce module ne concerne pas la carte RTL8723DE, mais la RTL8723BE et d’autres.

Faire fonctionner le bluetooth a été plus simple, grace à Dmitry Tunin ! Encore une fois, le module par défaut n’était pas le bon : blueman ne disposait d’aucun adaptateur. Une discussion effrayante (en anglais) se termine heureusement par une réponse rassurante : il suffit de quelques commandes (sudo add-apt-repository ppa:hanipouspilot/bluetooth; sudo apt update; sudo apt install btrtl-rtl8723de-dkms) pour faire fonctionner le bluetooth !

Configurer VMware pour utiliser le système du disque

Bientôt !

Installing XUbuntu 18.04 on a HP 14-cf0013nf

(Comme beaucoup de références à cet article sont sur des pages françaises, je l’ai traduit.)

The installation of this laptop has two technical points: finding modules to handle correctly the combo wifi/bluetooth card, and setting VMware to use the Windows system of the disk.

Getting Wi-Fi and Bluetooth

The HP 14-cf0013nf contains an Intel® Core™ i3-7020U motherboard with a HD Graphics 620 graphic card. Both are perfectly handled by XUbuntu 18.04. This is however not the case for the Realtek RTL8723DE wifi/bluetooth card: it needs a few manipulations to get it to work well!

I found two solutions to get the Wi-Fi working (the Network Manager originally did not show any Wi-Fi, as the kernel module did not handle correctly the RTL8723DE card) :

  1. The solution the more widely recommended (including by HP) is to use the extended branch of Larry Finger’s rtlwifi_new GitHub repository. You can either get the archive on the page, or use git or svn to download the code.
    You can either make and install this code (make; sudo make install), or use dkms to do it (sudo dkms add ./rtlwifi_new; sudo dkms install rtlwifi-new/0.6). The second solution is better, as the module should be automatically recompile for every new kernel (if I understood well). You will need to install build-essential package, as well as dkms for the second solution.
    You can then use the module with sudo modprobe -v rtl8723de ant_sel=1, last argument setting which antenna you want to use (either 1 or 2, check which one is the better). Beware: this solution is not efficient for my laptop, as the Wi-Fi signal is much weaker (between 50 and 60 %) than under Windows on the same laptop, or under Xubuntu on other laptops.
  2. Looking for a way to have a better signal, I found in one of the issues of Larry Finger’s repository a reference to smlinux’s module, which is newer.
    I first had to remove the other module: sudo service NetworkManager stop; sudo rmmod -f rtl8723_common rtl8723de; sudo dkms uninstall rtlwifi-new/0.6; sudo dkms remove rtlwifi-new/0.6 --all; sudo service NetworkManager start.
    Once again, you can get the archive or download the code, and make and install it (make; sudo make install) or use dkms (sudo dkms add ./rtl8723de; sudo dkms install rtl8723de/5.1.1.8_21285.20171026_COEX20170111-1414). Starting this module (still with sudo modprobe -v rtl8723de ant_sel=#), the Wi-Fi signal is much better (similar to Windows or other laptops)!

For both solution, secure boot has to be disabled, or the module is not activated (and you get once again no Wi-Fi connection in the Network Manager). This may (it did for me) change the boot order, giving priority to MS boot loader (which starts Windows) instead of grub (which gives you the choice). You then need to restore the correct order in the Bios settings.

It is too bad none of these modules were proposed in a simpler way, as Dmitry Tunin’s module (indicated in the French list of Ubuntu checks on HP laptops) which is available as a package: sudo add-apt-repository ppa:hanipouspilot/rtlwifi; sudo apt-get update; sudo apt-get install rtlwifi-new-dkms; echo "options rtl8723be fwlps=1 ips=0 ant_sel=2" | sudo tee /etc/modprobe.d/rtl8723be.conf. This is an easier solution, but the module does not handle RTL8723DE, but instead RTL8723BE and others.

Getting the bluetooth was easier, thanks to Dmitry Tunin! Once again, the default module was not the good one: blueman did not have any adaptor. I found out a frightening discussion, but last post saved me: only a few commands are needed (sudo add-apt-repository ppa:hanipouspilot/bluetooth; sudo apt update; sudo apt install btrtl-rtl8723de-dkms) to solve all!

Setting VMware to use the disk system

Soon!